Archives pour janvier, 1970

Le report de l’écotaxe va coûter 15 millions par mois

INFO E1. Le report de l’écotaxe risque de coûter cher aux Finances publiques. Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi la suspension de cette taxe portant sur les poids lourds de 3,5 tonnes qui circulent sur les routes nationales non payantes. Le hic : cette mesure devait entrer en vigueur au 1er janvier. Et à cette date, l’État doit commencer à rembourser les investissements de la société Euromouv’, chargée de collecter les données nécessaires à la perception de la taxe. Montant de la facture : 15 millions d’euros par mois, selon les informations d’Europe1. Selon le contrat signé par la précédente majorité, l’État doit en effet rembourser cette somme tous les mois pendant une douzaine d’années. Et il va commencer à payer au mois de janvier, que la taxe soit appliquée ou non.Tant que son application sera retardée, l’État devra donc payer pour rien. Et cela risque de durer. Selon Frédéric Cuvillier, le ministre des transports, le report peut même durer "plusieurs mois". Autant de mois ou le Trésor public ne percevra pas non plus les revenus espérés de cette taxe, qui devait atteindre 1,2 milliard par an. Le seul moyen de ne pas payer autant ? Supprimer purement et simplement la taxe. Mais même dans ce cas là, Euromouv’ a négocié son contrat de telle sorte que l’État devra tout de même payer une clause de 800 million d’euros.

ZOOM – Ce report qui ne plaît à personne… sauf à l’UMPL’ANNONCE – Ayrault annonce la suspension de l’écotaxeLE CHIFFRE – L’abandon de l’écotaxe coûterait 800 millionsRETOUR SUR – Un samedi sous haute tensionINTERVIEW E1 – Borloo : "L’écotaxe, une bonne idée dévoyée"L’INFO POLITIQUE – Cette écotaxe dont le gouvernement ne voulait pasZOOM – À quoi sert un portique écotaxe ?

Bretagne/écotaxe: le message "compris"

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a assuré dimanche avoir "parfaitement entendu" et "parfaitement compris" le message exprimé par les manifestants bretons samedi contre l’écotaxe. Sur France 5, le ministre a affirmé qu’il remettrait "des propositions au Premier ministre", Jean-Marc Ayrault, lundi, comportant notamment des mesures pour l’agriculture et pour l’agroalimentaire.

Le Financial Times ne publiera qu’une édition

Le Financial Times a annoncé son intention de ne publier qu’une seule édition papier chaque jour afin de pouvoir consacrer plus de ressources à ses publications numériques. "Notre projet est de lancer une édition papier unique dans le monde au premier semestre 2014", a écrit le directeur de la rédaction, Lionel Barber, dans une note datée de mercredi aux salariés du quotidien économique britannique.C’est la conséquence d’une stratégie donnant la priorité au numérique, alors que les abonnements sous ce format dépassent de 100.000 les abonnements papier. Le quotidien, propriété du groupe Pearson, cessera ainsi de publier de multiples éditions mises à jour en fonction des horaires de chaque pays. Il y a aujourd’hui cinq éditions: États-Unis, Royaume-Uni, Europe, Moyen-Orient et Asie."Le nouveau FT sera refondu et mis à jour pour refléter les habitudes de lecture et les goûts modernes", a expliqué M. Barber, qui a souligné que de plus en plus de personnes lisaient désormais sur ordinateur, tablette ou téléphone multifonctions. "Ces changements auront un impact sur la structure de la rédaction – et notre façon de pratiquer le journalisme", a-t-il ajouté.

Mort de l’industriel canadien Paul Desmarais

L’homme d’affaires, industriel et patron de presse canadien Paul Desmarais est décédé mardi à l’âge de 86 ans, a annoncé mercredi sa famille. Né en 1927, Paul Desmarais s’était lancé à 23 ans dans les affaires avant progressivement de bâtir une fortune évaluée à 4,5 milliards de dollars avec des intérêts sur tous les continents et particulièrement en Europe avec son ami Albert Frères, patron du Groupe Bruxelles Lambert.Il était également un mécène dans le domaine culturel et, via son groupe Power Corporation, patron du quotidien canadien La Presse. Avec Power Corporation, il était à la tête d’un groupe employant 33.000 personnes dans le monde et des actifs de 271 milliards de dollars.Paul Desmarais avait des intérêt dans diverses sociétés dans le monde dans les assurances Canada Vie ou London Life ou dans des groupes d’énergie comme Total ou GDF-Suez, les mines avec Imerys, les spiritueux avec Pernod Ricard. Paul Desmarais était un proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy.

SNCF: des "perturbations localisées" en vue

La grève. La SNCF prévoit des "perturbations localisées" mercredi, du fait de l’appel à la grève de la CGT et la CFDT cheminots contre les réformes touchant le rail dans le cadre d’une journée d’action européenne, a annoncé l’entreprise lundi soir dans un communiqué.>> Pour savoir si votre train est maintenu, consultez le site de la SNCF.Prévisions de circulation. Le trafic sera "normal sur toutes les lignes" pour les TGV ainsi que pour les Eurostars, Thalys, Lyria et trains vers l’Allemagne, l’Italie et le Luxembourg, prévoit la SNCF. En revanche, pour les TER, le trafic sera "normal ou proche de la normale" avec des "perturbations localisées sur quelques régions". En Ile-de-France, la circulation sera normale sur les RER A, B, D et E, ainsi que les lignes K, H, J, L, R, P et T4. Mais les voyageurs utilisant le RER C et les lignes N et U devront tabler sur 7 trains sur 10. Le préavis déposé par la CGT court du mardi 8 octobre 19H00 au jeudi 10 octobre 08H00. Celui de la CFDT couvre la même période, à partir du 8 octobre 20H00.Les raisons de la colère. Les syndicats se mobilisent à l’appel de la section ferroviaire de la fédération européenne des transports, contre le "4e paquet ferroviaire", une série de mesures préparant la libéralisation à partir de 2019 du transport national de voyageurs. La CGT, qui souhaite une réunification de Réseau ferré de France (RFF) et de la SNCF, critique également le projet de réforme en France.

Airbus devance Boeing avec 1.062 commandes

Airbus devance son concurrent américain Boeing à la fin du troisième trimestre avec 1.062 commandes nettes engrangées depuis le début de l’année, mais l’avionneur européen est toujours à la peine sur les ventes de son A380. Trois commandes passées pour le super Jumbo ont été annulées en septembre alors qu’aucun nouveau contrat n’a été signé cette année pour cet appareil, selon un bilan commercial publié vendredi. "Il s’agit de trois options de commande de Lufthansa", a précisé un porte-parole. La compagnie allemande, qui dispose déjà d’une flotte de 10 appareils, en a quatre actuellement en commandes mais a annulé trois options, a-t-il ajouté.

Leroy Merlin et Castorama ouvriront dimanche

Leroy Merlin et Castorama persistent et signent. Les chaînes de bricolage se disaient déterminés samedi à maintenir l’ouverture ce dimanche de leurs magasins franciliens frappés d’une interdiction de travail dominical, en dépit d’une mise en garde du gouvernement."L’ouverture sera maintenue", a affirmé à l’AFP Jean-Marc Cicuto, délégué syndical central CFTC chez Leroy Merlin, ajoutant que "95% des salariés Leroy Merlin de la région parisienne sont pour le travail du dimanche". Il indique que tous les points de vente de la région parisienne qui ont été condamnés à fermer le dimanche par la justice affichaient samedi leur ouverture "les dimanches" par une pancarte installée devant leurs portes.Chez Castorama, les magasins de la région parisienne qui ont également ont reçu l’ordre de la justice de fermer le dimanche "seront ouverts vraisemblablement demain", a fait savoir une porte-parole à l’AFP, sous couvert d’anonymat. "Nous pensons obtenir d’ici ce soir les dérogations pour ouvrir", a-t-elle précisé et, même dans le cas contraire, "Castorama n’exclut pas d’ouvrir" non plus.
Mise en garde du gouvernement. Un peu plus tôt, le ministre délégué à l’Economie sociale Benoît Hamon a mis en garde ces magasins tentés de passer outre le jugement rendu jeudi par le Tribunal de Commerce de Bobigny, en banlieue de Paris, estimant "inadmissible qu’une marque n’applique pas une décision de justice".Les deux chaînes de bricolage ont reçu jeudi l’ordre de cesser d’ouvrir leurs magasins de la région parisienne le dimanche sous peine d’une astreinte de 120.000 euros par magasin et par jour.

Transition énergétique : le Medef rassuré

Un des responsables du Medef, Jean-Pierre Clamadieu, a déclaré samedi à la conférence environnementale, que son organisation était "plutôt rassurée" par la démarche sur la transition énergétique, même si certains objectifs lui paraissent difficilement réalisables."Nous quittons cette conférence plutôt rassurés avec le sentiment qu’on s’engage dans une démarche dans laquelle on sera capable d’ajuster année après année, en fonction de la croissance et des évolutions technologiques, les objectifs et les moyens de les atteindre", a-t-il indiqué.Le responsable a qualifié les discours du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de François Hollande de "pragmatiques", même si "les objectifs (sont) très ambitieux et certains nous paraissent difficilement réalisables", faisant notamment référence à la division par deux d’ici 2050 de la consommation d’énergie du pays.Sur l’objectif de réduire la consommation d’hydrocarbures de 30% d’ici 2030, il s’est montré plus surpris: "le chiffre nous a surpris, il n’y a jamais eu de discussion sur ce thème (…) il nous parait très difficile" car selon lui "réduire le nucléaire et augmenter les renouvelables, c’est utiliser un peu plus de fossiles, comme substitution du nucléaire et comme ‘back up’ des renouvelables".Au sujet de l’instauration d’une contribution climat-énergie, "le fait d’introduire une composante liée au carbone dans les taxes qui existent déjà sur l’énergie, ça nous parait raisonnable", a-t-il commenté. "Mais la part de cette composante carbone va aller en augmentant: comment cela s’inscrit-il dans une ambition de stabilité des prélèvements ?", s’est-il interrogé. "On voudrait comprendre d’autant que le souhait du Medef, c’est que les prélèvements baissent", a-t-il ajouté.

Innovation sociale : Hollande veut créer un fonds

Le président François Hollande a annoncé vouloir créer un fonds destiné à financer les innovations répondant à de nouveaux besoins sociaux, lundi en clôturant les Assises de l’entrepreneuriat à l’Elysée. »L’innovation n’est pas que technologique », a souligné François Hollande, citant l’exemple de « l’installation de crèches en maisons de retraite ou l’invention de filières de recyclage faisant appel à des personnes éloignées de l’emploi ».

Accor : Hennequin évincé

Le PDG d’Accor Denis Hennequin a été évincé mardi de la direction du groupe hôtelier par son conseil d’administration, et sera remplacé par un trio « de transition » composé de Philippe Citerne, Sébastien Bazin et Yann Caillère, a indiqué une source proche du dossier. « Le conseil d’administration a mis fin au mandat de Denis Hennequin à l’unanimité. Il sera remplacé par une gouvernance de transition, avec Philippe Citerne en président non exécutif, Sébastien Bazin comme vice-président non exécutif et Yann Caillère comme directeur général », a déclaré cette source à l’issue du conseil.

Galeries Lafayette veut racheter Le Printemps

Le groupe Galeries Lafayette a fait une offre de rachat de 1,8 milliard d’euros sur Le Printemps qui n’a pas été retenue et veut proposer aux investisseurs qataris de « racheter ensemble » la chaîne de magasins, révèle le président du directoire du groupe dans une interview au Figaro publiée vendredi.Le fonds immobilier Rreef, filiale de Deutsche Bank , a formellement enclenché mercredi sa sortie des magasins du Printemps en ouvrant des négociations exclusives avec le groupe financier italien Borletti associé à des investisseurs qataris. Cédé par le groupe PPR en 2006 pour 1,1 milliard d’euros, le groupe Le Printemps, qui possède 16 grands magasins en France, est depuis détenu à 70% par Rreef et à 30% par Borletti.

L’Espagne nationalise une 5e banque

Le versement prochain d’une aide européenne de 604 millions d’euros à Banco CEISS, l’une des petites banques espagnoles en difficulté, aura pour conséquence la nationalisation à 100% de l’entité financière, a annoncé vendredi le fonds public d’aide au secteur bancaire.La banque présente un déficit de fonds propres de 288 millions d’euros, a précisé le Fonds de restructuration bancaire (FROB) dans un communiqué. L’injection de l’aide européenne de 604 millions d’euros, à travers le FROB, se traduira donc par la montée à 100% de l’Etat espagnol au capital de la banque, a expliqué un porte-parole du ministère de l’Economie.

9 mds d’euros d’achats de Noël sur le Net

Les Français ont dépensé environ neuf milliards d'euros pour les achats de Noël sur internet, un chiffre qui incite le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, à envisager un renforcement de la réglementation.Le ministre, qui a annoncé jeudi ce chiffre fondé sur une projection et non sur un décompte précis, a déclaré sur RTL envisager de porter le délai de rétractation ouvert aux consommateurs de sept à 14 jours. "C'est une projection qui montre en tous cas une progression extrêmement importante des achats par internet, ce qui suppose aussi aujourd'hui qu'on adapte les instruments de protection des consommateurs", a-t-il dit.La mesure concernant le délai de rétractation sera contenue dans un projet de loi que Benoît Hamon présentera cette année. "Le consommateur ne sait pas toujours sur quel site il achète exactement, il y a parfois des sites étrangers parfaitement mensongers, parce qu'ils ont une ergonomie qui ressemble à un site classique", a dit le ministre.

L’accord avec Mittal est « toujours valable » (Matignon)

Matignon a assuré jeudi à l'AFP qu'ArcelorMittal, "à la demande du gouvernement", s'était "engagé à poursuivre les travaux liés au projet Ulcos" et que l'accord passé avec Mittal vendredi sur Florange était "toujours valable"."La première conception" du projet Ulcos "rencontre de réelles difficultés technologiques, mais nous avons obtenu d'ArcelorMittal qu'il ne soit pas abandonné", ont ajouté les services de Matignon. Ils ont précisé que l'accord était "toujours valable", alors que le groupe sidérugique a retiré le projet Ulcos en raison de difficultés techniques, a-t-on annoncé à Bruxelles, preuve, selon la CFDT, que Mittal a "enfumé" tout le monde.>> LIRE AUSSI : Florange : Mittal retire la "carotte" Ulcos

ArcelorMittal dit ne pas abandonner Ulcos

Le projet Ulcos de stockage du CO2 sur le site sidérurgique de Florange n'est pas abandonné à long terme malgré le retrait de la candidature d'ArcelorMittal d'un premier appel d'offres, a déclaré jeudi le géant mondial de l'acier.>> LIRE AUSSI : Florange : ArcelorMittal retire la "carotte" UlcosLa Commission européenne a annoncé jeudi avoir reçu une lettre du groupe l'informant de ce retrait en raison de "difficultés techniques". "Ce qui a été annoncé par la Commission européenne est en parfaite cohérence avec ce qui figure dans l'accord signé avec le gouvernement français", souligne ArcelorMittal dans un communiqué, ce que confirme le gouvernement français."Cela ne signifie en aucun cas l'abandon du projet Ulcos. Cela signifie qu'aujourd'hui, dans l'état actuel des recherches, étant donné les difficultés techniques rencontrées, le projet Ulcos remis dans le cadre de l'appel d'offre NER 300 - phase 1 - ne peut être mis en place", ajoute ce texte.>> LIRE AUSSI - Le projet Ulcos, une illusion ?ArceloMittal réitère "sa volonté de poursuivre le projet de recherche et de validation technologique en s'appuyant notamment sur l'expertise et le savoir-faire de son centre de recherche de Maizières-lès-Metz", près de Florange.