Archives pour novembre, 2012

Moody’s dégrade le MES

L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran le Mécanisme européen de stabilité (MES), de Aaa à Aa1, avec une perspective négative, une décision qui fait suite à la récente dégradation de la note souveraine de la France, a-t-elle annoncé vendredi. L'agence ajoute que cette décision est également due à la "forte corrélation" en terme de risque de crédit au sein de principaux soutiens financiers du MES et du Fonds européen de stabilité financière (FESF).L'agence a retiré à la France son "triple AAA" le 19 novembre en lui attribuant également une note Aa1.>> LIRE AUSSI : La France privée de son AAA, c'est grave ?

« Florange : n’avait pas de repreneur crédible »

"Il n'y avait pas de repreneur crédible et ferme pour Florange", a expliqué vendredi soir Matignon, pour justifier le fait que le gouvernement ne décide pas de nationaliser l'usine. Le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, a annoncé en début de soirée un accord avec ArcelorMittal sur l'avenir de Florange, évitant ainsi d'avoir à mettre à exécution sa menace de nationalisation du site mosellan.>> Tout savoir sur l'accord avec Mittal en cliquant iciLe ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait pourtant assuré mercredi qu'un repreneur était disposé à investir jusqu'à 400 millions d'euros à Florange pour rénover le site, précisant que ce repreneur était "un aciériste".

Florange : les syndicats restent prudents

Les responsables syndicaux demandent des précisions sur l'accord entre l'Etat et ArcelorMittal.

Florange : « c’est un Gandrange 2″

"Bravo, le Medef a gagné", a réagi le leader syndicaliste CFDT à Florange, Edouard Martin, dans les colonnes du JDD, en réaction aux annonces de Jean-Marc Ayrault vendredi soir. Au moment de l'annonce, plusieurs salariés étaient réunis dans le local de la CFDT, certains avec les larmes aux yeux, comme l'a constaté la journaliste du Journal du Dimanche."On est écœuré. On va laisser une aciérie vide. C'est un leurre de la part du gouvernement", s'est ainsi emporté Francis Lopéra, délégué CGT et salarié à Florange depuis 36 ans. "Quelle garantie a l'Etat? En 2008, Mittal avait promis d'investir 330 millions d'euros. Au final, il a investi zéro", a-t-il lancé. "Nous sommes sonnés. Dix-huit mois de lutte pour ça... On se plaignait de Sarkozy, mais François Hollande ne fait pas mieux", a pour sa part réagi Frédéric Maris, lui aussi de la CGT. Pour lui, "c'est un Gandrange 2".Lire le reportage du JDD : les salariés de Florange dénoncent un "Gandrange 2"Selon un autre salarié contacté par Europe1, plusieurs salariés ont toutefois été satisfaits par les annonces, commençant déjà à faire la fête devant les grilles de l'usine.

Le maire PS de Florange est « sceptique »

Le maire PS de Florange (Moselle) Philippe Tarillon s'est dit "sceptique" vendredi soir après la déclaration du Premier ministre Jean-Marc Ayrault concernant l'accord obtenu avec ArcelorMittal. Contacté par l'AFP, l'élu a qualifié l'accord "d'acceptable dans son principe" mais se demande où sont "les assurances que cette parole sera tenue?""Il faudra être vigilant et maintenir la pression sur le gouvernement", qui devra veiller à ce que les promesses soient tenues, "et sur Arcelor". "Comme les salariés j'ai du mal à croire en sa parole", a-t-il ajouté. "Je respecte la déception des gens qui ont mené et mènent encore une lutte digne et courageuse", a-t-il dit.

Florange : « les moyens de pression ne disparaissent pas »

"Les moyens de pression ne disparaissent pas avec l'annonce" du gouvernement sur un compromis entre le gouvernement et ArcelorMittal concernant le site de Florange, a-t-on prévenu vendredi soir à l'Elysée. "Il faut maintenir la pression parce que les syndicats disent 'est-ce qu'on peut encore avoir confiance'", a-t-on affirmé de même source, avant de prévenir: "les moyens de pression ne disparaissent pas avec l'annonce de ce vendredi soir. Si Mittal se comportait comme un homme qui ne respecte pas sa parole il y a des moyens de pression".

Florange : « pas de plan social, ni de nationalisation »

"Il n'y aura pas de plan social à Florange", a assuré vendredi soir le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. "ArcelorMittal investira 180 millions d'euros" dans le site a-t-il ajouté. "Il y aura maintien en état des hauts fourneaux de Florange dans l'attente du projet Ulcos", a-t-il poursuivi.Le projet "Ulcos", pour "Ultra-Low Carbon dioxide Steelmaking", en français "Processus sidérurgiques à très basses émissions de CO2", est un dispositif qui vise à transformer l’usine d’ArcelorMittal en une vitrine en matière de limitation d'émission de gaz carbonique."Le gouvernement utilisera tous les moyens nécessaires en cas de non respect de l'accord", a insisté le Premier ministre. Pour l'heure : le gouvernement a "écarté la nationalisation transitoire" au regard "des engagements" de Mittal.

Florange : l’accord « en phase de rédaction »

Les services du Premier ministre Jean-Marc Ayrault souhaitent "aboutir rapidement à un accord" avec ArcelorMittal, mais reste "prudent" au sujet de Florange. L'accord "est en phase de rédaction", assure Matignon, précisant néanmoins qu'aucune garantie d'accord final ne pouvait être donnée à ce stade.Des informations de presse non confirmées à Reuters faisaient état vendredi d'un investissement de 180 millions d'euros dans le site de Florange.

Florange : la nationalisation est écartée

"Il n'y aura pas de plan social à Florange", a cependant assuré le Premier ministre.

Elections TPE : 1% des inscrits ont voté

Quelque 45.000 salariés des très petites entreprises (TPE), soit 1% des inscrits, ont déjà voté pour un syndicat dans le cadre du premier scrutin professionnel, ouvert mercredi, pour cette catégorie de salariés, a appris vendredi auprès du ministère du Travail.Vendredi à la mi-journée, quelque 45.000 salariés avaient voté, dont plus de 8.000 par internet et plus de 36.000 par correspondance, a indiqué le ministère. 4,6 millions de salariés -dont 3,5 millions de personnes travaillant dans des entreprises de moins de 11 salariés et 1,1 million d'employés à domicile- sont appelés à voter pour le syndicat de leur choix, par internet ou par courrier. Le scrutin sera clos le 12 décembre et son résultat sera publié le 21 décembre.La grande majorité des électeurs (80%) ont déjà reçu leur matériel de vote, et les autres le réceptionneront après le week-end, a assuré le ministère, chargé de l'organisation de ce scrutin. Ce retard est lié à l'invalidation par la justice de la candidature de deux organisations, ce qui a nécessité des modifications dans les kits contenant les professions de foi des syndicats candidats.

Sapin : nationaliser, « ce n’est pas un dogme »

Le ministre du Travail a assuré que l'Etat agissait avec "pragmatisme" pour sauver Florange.

Fortis : Febelfin soutient son président Filip Dierckx

Febelfin, l'organisation sectorielle des banques, maintient sa pleine confiance en son président Filip Dierckx. Selon plusieurs journaux, l'ancien patron de Fortis et actuel numéro deux de BNP Paribas Fortis a été inculpé dans le dossier Fortis, bien que le parquet de Bruxelles refuse pour l'heure de confirmer l'information.

Malgré ArcelorMittal, les entrepreneurs liégeois ont connu une bonne année 2012

Malgré l'arrêt des hauts-fourneaux liégeois par le sidérurgiste ArcelorMittal et ses conséquences sur le milieu ...

Florange: l’Etat, pas « dogmatique » (Sapin)

Le ministre du Travail Michel Sapin a réfuté tout "dogmatisme" de l'exécutif au sujet d'une nationalisation du site de Florange."Il y avait plusieurs solutions sur la table. Il est indispensable que cet outil - car c'est un outil, ce n'est pas un dogme - d'une appropriation par l'Etat de manière ponctuelle et limitée dans le temps soit expertisé et mis sur la table.""Nous ne sommes pas dans une vision dogmatique, a-t-il ajouté. Il ne s'agit pas de considérer que dès qu'il y a un problème, on va se tourner vers la nationalisation." Le gouvernement est opposé à "la nationalisation des pertes et (...) la privatisation des profits", a ironisé Michel Sapin. "Il s'agit d'être pragmatique. La possibilité est ouverte que l'Etat soit au capital et facilite la transaction dans la transition. C'est comme ça qu'ont fait les gouvernements britanniques et américains. C'est ce qui a été fait en France au cours de ces dix dernières années."Des négociations "tendues"Les négociations entre l'Etat et ArcelorMittal, qui devaient prendre fin ce soir, pourraient être prolongée. Le ministre a démenti toute difficulté de dernière minute. "Je ne sais pas combien de temps cela durera mais les négociations sont en cours. Elles sont fermes, elles sont difficiles, elles sont tendues parce que le gouvernement sait ce qu'il veut et aura l'attitude nécessaire pour qu'on trouve une solution pérenne, juste, efficace qui préserve l'emploi et qui permette l'activité."

Pour trois jeunes européens sur quatre, la réduction de l’extrême pauvreté est un objectif prioritaire