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Rwanda: un des principaux suspects du génocide arrêté en Ouganda
2/07/10
L'un des principaux suspects dans le génocide rwandais de 1994, Jean-Bosco Uwinkindi, inculpé depuis 2001 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPRI), a été arrêté en Ouganda, a annoncé vendredi la police ougandaise.
La police a précisé que le pasteur, né en 1951, a été arrêté mercredi dans l'ouest de l'Ouganda, et qu'il est inscrit sur la liste des onze suspects les plus recherchés par le TPRI, pour génocide, extermination, et crimes contre l'humanité.
Le Département d'état américain avait également offert une récompense de cinq millions de dollars pour toute information conduisant à l'arrestation de Jean-Bosco Uwinkindi.
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Action directe: libération conditionnelle de Max Frérot après 23 ans de détention
2/07/10
L'ancien artificier d'Action directe Max Frérot, 53 ans, est sorti vendredi du centre de semi-liberté de Nîmes dans le cadre d'une libération conditionnelle, après 23 ans de détention, a-t-on appris auprès du procureur de la République de Nîmes.
La levée d'écrous a eu lieu tôt vendredi matin à Nîmes, où M. Frérot avait été transféré il y a un an dans le cadre d'un régime de semi-liberté, a déclaré à l'AFP le procureur Robert Gelli, sans autre précision.
Sur place, à Nîmes, des agents de la maison d'arrêt, par laquelle M. Frérot a été obligé de passer avant d'être libéré, avaient indiqué aux journalistes et photographes qui attendaient sa sortie, certains depuis 06H30, que cette attente était inutile, car M. Frérot "était sorti tôt".
Le tribunal d'application des peines (Tap), compétent en matière terroriste, avait donné, le 10 juin, son feu vert à une mesure de libération conditionnelle de Max Frérot. Mais le parquet de Paris avait formé un appel suspensif. La cour d'appel de Paris avait finalement confirmé, mardi dernier, l'ordonnance du Tap et accordé la mesure de libération conditionnelle à Frérot à partir de ce vendredi.
Détenu depuis un an au centre de semi-liberté de Nîmes, M. Frérot travaillait dans une association culturelle liée aux éditions Actes Sud, installées à Arles (Bouches-du-Rhône), et retournait chaque soir en détention.
Contactée par l'AFP avant la sortie de son client, l'avocate de Max Frérot n'a dévoilé aucun élément sur la poursuite éventuelle de ce travail et sur les intentions de M. Frérot dans le cadre de cette liberté conditionnelle.
Max Frérot était membre de la "branche nationale" ou "lyonnaise" du mouvement armé Action directe. Arrêté en 1987, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans en 1989, il a été à nouveau condamné en 1992 à la même peine pour un attentat commis en 1986 contre le siège de la Brigade de répression du banditisme (BRB) à Paris, qui avait entraîné la mort d'un policier.
Dans son arrêt confirmant la libération conditionnelle, la cour d'appel de Paris avait estimé que l'épreuve de semi-liberté d'une année avait "été parfaitement respectée". La cour a noté par ailleurs que Max Frérot avait "confirmé ses capacités de réinsertion dans les métiers du livre".
Max Frérot a par ailleurs "fait la preuve de son évolution positive, tant par la profondeur de sa réflexion sur son passage à l'acte que par son souci de l'indemnisation des victimes et son respect du cadre de la mesure", avait relevé la cour.
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Texas: un homme exécuté pour un crime commis il y a 32 ans
16/06/10
David Powell, 59 ans, a été exécuté par injection mortelle mardi au Texas, 32 ans après avoir commis le crime qui l'a conduit dans le couloir de la mort, un délai d'attente inhabituellement long pour un condamné américain.
La mort a été prononcée à 18H19 (23H19 GMT), a indiqué le ministère de la Justice du Texas. David Powell n'a prononcé aucune parole avant de recevoir l'injection mortelle.
Arrêté en 1978, à l'âge de 27 ans, pour le meurtre à bout portant d'un policier blanc alors qu'il était toxicomane, David Powell n'a pas bénéficié de la clémence de la Cour suprême qui a rejeté son dernier recours quelques minutes avant l'heure fatidique.
Jusqu'à la fin, ses avocats ont tenté de convaincre les tribunaux que ces 32 ans avaient "changé" l'homme, devenu selon ses gardiens, son psychothérapeute et ses compagnons d'infortune, "un prisonnier modèle et un être humain d'exception" qui n'avait plus rien à voir avec le meurtrier de 1978.
L'association des policiers d'Austin, à laquelle appartenait la victime Ralph Ablanedo, avait affrété des bus pour se rendre mardi à la prison de Huntsville où ont lieu les exécutions au Texas, selon son site internet.
"L'homme qui va être mis à mort pour le meurtre de Ralph Ablanedo n'est pas celui qui a commis le meurtre", a cependant assuré dans une lettre à l'avocat de David Powell un policier d'Austin, ajoutant que celui-ci était devenu "un vieil homme qui a montré ce que je pense être de vrais remords pour son crime".
La Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) avait demandé lundi que David Powell ne soit pas exécuté, faisant état d'irrégularités dans son procès.
La condamnation à mort de David Powell avait été cassée deux fois en appel et deux fois revotée par un jury.
Il s'agit du 460e condamné mis à mort au Texas depuis 30 ans, du 13e en 2010 dans cet Etat qui tient de loin la première place aux Etats-Unis en nombre d'exécutions.
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USA: un détenu modèle doit être exécuté 32 ans après sa condamnation
15/06/10
David Powell, 59 ans, doit être exécuté au Texas mardi pour un meurtre commis il y a 32 ans, un délai d'attente inhabituellement long pour un condamné américain qui a encouragé Amnesty international à plaider pour la clémence argumentant que "les gens changent".
Arrêté en 1978 alors qu'il avait 27 ans pour le meurtre d'un policier, David Powell a passé près de 32 ans dans le couloir de la mort et y est devenu "un prisonnier modèle et un être humain d'exception", selon un rapport d'Amnesty international appelant à la commutation de sa peine en prison à vie.
Le document cite de nombreux témoignages de gardiens, d'autres condamnés et d'un psychothérapeute confirmant que M. Powell est devenu un pilier moral du couloir de la mort texan.
David Powell a été condamné à mort par trois fois par un tribunal texan.
Le verdict de son premier procès en 1978 a été cassé par la Cour suprême parce que l'expertise psychiatrique menée par l'accusation visait à définir sa future dangerosité sans que l'accusé le sache et qu'il puisse se faire assister d'un avocat. Mais en 1991, il a été à nouveau condamné à mort.
A nouveau la peine a été annulée, par la cour d'appel du Texas cette fois, pour une irrégularité dans les instructions données au jury avant que celui-ci ne parte délibérer.
Au cours d'un troisième procès, en 1999, "l'accusation s'est appuyée pour l'essentiel sur le crime commis 20 ans plus tôt", pour prouver sa dangerosité pour la société, regrette Amnesty. La défense a de son côté rappelé aux jurés que M. Powell était toxicomane à l'époque des faits et était "redevenu lui-même, une fois en prison".
Au Texas, la possibilité de condamner un coupable qui risque la peine capitale à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle n'est apparue qu'en 2005. "Un juré du procès de 1999 a témoigné le 17 mai 2010 (...) que si cette peine avait été possible, plusieurs jurés n'auraient pas voté la mort", explique Amnesty.
L'association des policiers d'Austin, à laquelle appartenait la victime Ralph Ablanedo, a affrété des bus pour se rendre mardi à la prison de Huntsville où ont lieu les exécutions au Texas, selon son site internet.
"L'homme qui va être mis à mort pour le meurtre de Ralph Ablanedo n'est pas celui qui a commis le meurtre", a cependant assuré dans une lettre à l'avocat de David Powell un policier d'Austin, ajoutant que celui-ci était devenu "un vieil homme qui a montré ce que je pense être de vrais remords pour son crime".
La Commission interaméricaine des droits de l'Homme (CIDH) a demandé lundi que David Powell ne soit pas exécuté mardi, faisant état d'irrégularités dans son procès.
L'Etat de l'Alabama (sud) a déjà exécuté par injection mortelle le 27 mai dans l'indifférence générale Thomas Whisenhant, 63 ans, après 32 ans dans le couloir de la mort.
En 2006, la Californie (ouest) avait mis à mort Clarence Allen, âgé de 76 ans, malade, aveugle et qui se déplaçait en chaise roulante.
David Powell doit devenir mardi le 28e homme exécuté aux Etats-Unis en 2010 et le 460e au Texas depuis 30 ans.
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Tribunal pénal international: le procès pour génocide de Karadzic a repris en sa présence
1/03/10
Le procès pour génocide de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic a repris lundi devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie en présence de l'accusé qui avait boycotté les premières audiences.
"Je défendrai notre nation et sa cause qui est juste et sacrée", a déclaré l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à la reprise de son procès.
"Je me trouve devant vous non pas pour défendre le simple mortel que je suis mais pour défendre la grandeur d'une petite nation en Bosnie-Herzégovine qui a dû souffrir pendant 500 ans", celle des Serbes de Bosnie, a déclaré M. Karadzic.
"Je défendrai notre nation et sa cause qui est juste et sacrée", a-t-il ajouté.
Accusé d'avoir orchestré un "nettoyage ethnique" pendant la guerre de Bosnie, qui avait fait 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995, Radovan Karadzic devait présenter lundi les grandes lignes de sa défense, qu'il assure lui-même.
C'est la première fois que l'accusé, âgé de 64 ans, assiste à une audience de son procès pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Il en avait boycotté les trois premiers journées en octobre 2009 au motif qu'il n'avait pas eu assez de temps pour se préparer. Le procès avait alors été ajourné jusqu'à lundi.
Arrêté en juillet 2008 à Belgrade 13 ans après son inculpation, Radovan Karadzic plaide non coupable et encourt la prison à vie.
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