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Retraites: CGT et FO envisagent des suites à la journée d’action

"Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n'est rejetée", a averti mardi sur Europe 1 le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, interrogé sur la journée d'action sur les retraites. Il a déclaré que la mobilisation sur les retraites serait "peut-être l'événement social depuis plusieurs années", prévoyant une "journée exceptionnelle". Jean Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (FO), s'est déclaré prêt sur la chaîne de télévision LCI, à "d'autres initiatives (...) dans l'unité d'action" syndicale si les manifestants mardi contre la réforme sur les retraites dépassent deux millions. La journée de mobilisation se présente "comme une réussite", a pour sa part estimé sur RTL le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, ajoutant qu'il y aura "une suite" et espérant "des signes" du gouvernement "dans les jours qui viennent". Le projet gouvernemental "ne garantit pas" le niveau des pensions car "il manque des financements importants", a jugé mardi sur RMC/BFM Danielle Karniewicz, la spécialiste retraites du syndicat CFE-CGC, qui demande "un bouclier retraites" et suggère le versement d'"un petit bout" des recettes de TVA au régime. afp();

« Le durable, pas la tarte à la crème »

C.B. La construction demeure un des fleurons de l´économie belge. Pour les grandes entreprises, souvent centenaires, qui y oeuvrent, la Belgique semble toutefois bien petite, alors que le reste du monde semble plus susceptible de créer de la croissance. Une idée fausse, selon Renaud Bentegeat, patron du groupe CFE.

CFE, une approche ciblée

Jacques Lefèvre est directeur de CFE Immo, ainsi qu’administrateur délégué de BPI et de Projectontwikkeing Van Wellen...

Retraites: les syndicats confirment leur appel à une mobilisation « massive » le 7 septembre

Les syndicats ont renouvelé lundi leur appel "à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations" face à un projet de réforme des retraites du gouvernement jugé "inacceptable", dans un texte commun que seule FO n'a pas signé. Ce texte publié à l'issue d'une réunion intersyndicale, a été paraphé par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA. Seule FO, qui appelle pourtant également à la mobilisation le 7 septembre, ne l'a pas signé, regrettant que le texte ne demande pas le retrait du projet de réforme. Face au projet de réforme du gouvernement, qui sera débattu au Parlement à partir du 7 septembre, et dont le contenu est jugé en l'état "injuste et inacceptable", "les organisations syndicales considèrent aujourd'hui que rien n'est joué". Elles "appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d?une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations". La mobilisation doit permettre de "faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites", dont les syndicats regrettent notamment qu'il fasse porter "à plus de 85% les efforts sur les salariés". "La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes", soulignent-ils. Les syndicats avaient déjà appelé fin juin à cette mobilisation du 7 septembre. S'exprimant à part, la responsable de FO Michèle Biagi a déploré qu'il n'y ait "pas eu d'accord pour un retrait" du projet de loi, tout en insistant sur le fait que FO appelait les salariés à participer à la journée d'action. "Nous regrettons que FO ne puisse être" signataire du communiqué commun, a déclaré la numéro un de la FSU Bernadette Groison, qui présidait la réunion. Selon elle, FO fait "d'une question de vocabulaire un préalable". Au nom de la CGT, Nadine Prigent a estimé qu'avancer ou non le mot d'ordre de "retrait" était "un faux débat". "Ce qui parle aux salariés, ce sont les solutions" et il appartient aux syndicats d'"avoir des propositions" sur le contenu de la réforme des retraites, a-t-elle plaidé. Dans le même sens, Jean Grosset (Unsa, autonome) a réfuté tout "mot d'ordre simpliste, qui peut apparaître comme une posture". Annick Coupé a rappelé que son organisation, "Solidaires, est pour le retrait"' du projet gouvernemental. Mais elle s'est dite "un peu étonnée" par l'attitude de FO, jugeant que "le plus important", c'est que les syndicats sont "unis sur la volonté d'avoir un rapport de force extrêmement fort le 7 septembre". Selon le communiqué, les syndicats se rencontreront à nouveau au lendemain de cette journée d'action, le 8 septembre. Enfin, à l'instar d'autres responsables syndicaux, Marcel Grignard, secrétaire général adjoint, a affirmé que "la CFDT fera le maximum pour que le 7 septembre soit une très forte journée de mobilisation". afp();

Retraites: la CFE-CGC se joint à l’action du 7 septembre, unité syndicale totale

La CFE-CGC se joint à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre pour la défense des retraites, qui réunira donc pour la première fois l'ensemble des syndicats français, a-t-on appris mardi sur son site internet. La décision a été prise le 12 juillet par le bureau national de la centrale de l'encadrement, selon le service de communication de la CFE-CGC. Elle est connue alors que la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a entamé mardi l'examen du projet de loi gouvernemental sur les retraites. La confédération de l'encadrement, seul syndicat qui n'est pas hostile au recul de l'âge légal, n'avait participé ni à la journée d'action du 27 mai ni à celle du 24 juin, toutes deux organisées par l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa). Entretemps, FO a aussi appelé à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre. "Conformément aux décisions prises par le comité directeur du 23 juin et le bureau national du 12 juillet, la CFE-CGC participera, partout en France, à la mobilisation nationale du 7 septembre 2010 en faveur des retraites", écrit la CFE-CGC. Cette décision répond à "une demande des militants", selon un de ses cadres. En outre, ce jour-là, "la confédération organisera une action propre à la CFE-CGC à Paris", avant de "rejoindre la manifestation intersyndicale parisienne, avec ses propres mots d?ordre", selon le site internet. afp();

L’entreprise Thomas & Piron n’est pas à vendre


L'entreprise générale de construction Thomas & Piron, le troisième plus important constructeur en Belgique après CFE et Besix, n'est pas à vendre, a indiqué mercredi midi la Banque Degroof, démentant ainsi les informations diffusées dans certains médias.

Retraites: appel de sept syndicats à des grèves et manifs le 7 septembre

La quasi totalité des syndicats français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Solidaires, FSU, sauf la CFE-CGC), ont appelé mardi à une journée de grève et de manifestation le 7 septembre, jour du début de l'examen du projet de réforme des retraites au Parlement, dans un communiqué commun. afp();

1er mai: un test pour les syndicats avant la réforme des retraites

Les syndicats appellent les salariés à aller manifester "nombreux" samedi pour les traditionnels défilés du 1er mai, où la réforme des retraites en préparation sera dans les esprits de tous les manifestants. A la différence de 2009, qui avait vu tous les syndicats défiler ensemble, le cru 2010 du 1er mai ne sera que partiellement unitaire. Seront côte à côte les deux plus importants, la CGT et la CFDT, rejoints par la FSU, l'Unsa (implantés surtout chez les fonctionnaires) et Solidaires (Sud et autres). Cette année, FO renoue avec sa tradition en faisant cavalier seul, la CFTC organise seulement quelques rassemblements en régions. Dans certains départements, ces deux organisations feront cause commune avec la majorité des syndicats. La CFE-CGC se tiendra à l'écart. Paradoxalement, à la veille de cet événement, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, parlant des retraites, a ouvert une polémique avec Sud, en rangeant ce syndicat dans "le paquet des conservateurs". Cette déclaration mise à part, les syndicats s'efforcent de dédramatiser les divisions. "Nous serons le 1er mai dans la rue, c'est ça qui est important", déclare M. Mailly, qui tiendra meeting à Aix-en-Provence. Ce 1er mai sera un test de la capacité de mobilisation syndicale à l'approche de la réforme des retraites. Le secrétaire général Bernard Thibault (CGT), omniprésent dans les médias, a multiplié les appels pressants à battre le pavé samedi, pronostiquant "un cru plutôt positif". En région, les défilés auront lieu le matin, sauf en Ile-de-France où le cortège parisien partira de la place de la République vers 14H30. afp();

Retraites: coup d’envoi lundi d’une concertation de plusieurs semaines

La concertation sur les retraites démarre lundi avec le défilé des partenaires sociaux au ministère du Travail, un rendez-vous formel qui sera surtout l'occasion pour les syndicats et le patronat d'affirmer leurs positions. Alors que l'Elysée vient d'évoquer en fin de semaine la possibilité de créer un "prélèvement spécifique sur une catégorie de population" pour financer les retraites, le nouveau ministre du Travail, Eric Woerth, ne devrait pas dévoiler les projets gouvernementaux lors de cette succession d'entretiens bilatéraux. La suggestion de l'Elysée, encore floue, intervient en pleine polémique sur le bouclier fiscal, alors que des syndicats reprochent au gouvernement de focaliser les débats sur les efforts à demander aux salariés, notamment sur l'âge légal de la retraite. Toucher à ce dernier paramètre, comme le demande le Medef, est la mesure la plus avantageuse financièrement, du moins à court terme. Les syndicats estiment qu'elle exclurait encore plus du marché du travail les seniors, dont une minorité travaillent encore au moment de liquider leur pension. A part la CFE-CGC, les syndicats ont donc fait des 60 ans un symbole à ne pas toucher, y compris la CFDT, qui pourrait accepter en revanche un nouvel allongement de la durée de cotisation. Plus largement, les syndicats veulent en priorité régler la question de l'emploi, pour rétablir les recettes de la Sécurité sociale. Trouver des nouvelles ressources pour les retraites en taxant des revenus échappant aux cotisations sociales leur semble aussi indispensable, tout comme la prise en compte pour la retraite de la pénibilité de certains métiers. De son côté, le gouvernement n'a prévu de dévoiler son projet que "fin mai, début juin", pour déposer un texte au Parlement en septembre. Mais il n'a pas caché qu'il voulait trouver le moyen de faire "travailler plus longtemps" les Français, alors que l'espérance de vie est en constante progression. Cela pourra passer par un nouvel allongement de la durée de cotisation nécessaire pour une retraite à taux plein (au-delà des 41 ans prévus d'ici 2012) et/ou par un recul de l'âge légal minimal pour partir en retraite, aujourd'hui fixé à 60 ans. François Fillon a par ailleurs indiqué qu'une hausse des cotisations retraites, compensée par une baisse des cotisations chômage, était envisageable. Sur la question des retraites dans la Fonction publique, souvent présentées comme plus avantageuses que dans le privé, le gouvernement s'est montré prudent ces dernières semaines. Après les réunions bilatérales de lundi, une journée spécifique de concertation est prévue sur ce thème. Mercredi, le Conseil d'orientation des retraites (COR) va fournir au débat sa toile de fond, en livrant les nouvelles projections financières pour l'ensemble du système de retraites pour les prochaines décennies. Le COR --qui est composé d'experts, de partenaires sociaux, de parlementaires et de représentants de l'Etat-- ne devrait pas inclure d'emblée les simulations demandées par certains membres, comme l'effet financier d'un report de l'âge minimal de 60 à 65 ans. Perçues par certains syndicats comme une "provocation", ces variantes ont suscité des échanges inhabituellement vifs au sein du COR, qui tient à garder son image de neutralité. Mais avant même la publication de ces chiffres attendus, François Fillon a déjà donné son pronostic: "Si nous ne faisons rien, il nous manquera 100 milliards par an à l'horizon 2050", a-t-il récemment estimé. afp();

Siemens: les deux cadres retenus dans la Loire libérés, le dialogue reprend

Les deux cadres de Siemens retenus depuis lundi par des salariés sur leur site de la Loire, promis à la fermeture, ont été libérés mardi soir pour se rendre à des négociations à la préfecture mais les syndicats menacent "d'autres formes d'action" en cas d'échec des pourparlers. Annie Bobinet, directrice des ressources humaines, et Christian Paris, directeur administratif et financier de l'entreprise d'ingénierie métallurgique Siemens VAI MT, filiale du groupe allemand, se sont rendus à la préfecture de la Loire, à Saint-Etienne, "pour une réunion avec les syndicats et le président allemand de Siemens VAI MT, Bernhard Fonseka", a précisé Mme Bobinet à l'AFP. Ils avaient été retenus depuis lundi après-midi sur le site de Saint-Chamond par des salariés qui dénonçaient un "blocage des négociations" sur le plan de sauvegarde. Jean-Jacques Servanton, délégué syndical CFDT, estimait mardi soir que l'échec d'une réunion avec M. Fonseka "pourrait déboucher sur d'autres formes d'action". "Les deux cadres y participeront librement et ils pourront rentrer chez eux après", a-t-il ajouté. Tout avait commencé avec l'échec lundi de la réunion du Comité central d'entreprise à trouver un accord, en l'absence du président de Siemens VAI MT, Bernhard Fonseka. Il s'agissait de finaliser un plan de sauvegarde lié à la fermeture du site de Saint-Chamond, qui compte quelque 370 salariés. Les syndicats ont finalement de nouveau accepté de discuter mardi soir avec M. Fonseka, pourtant récusé quelques heures plus tôt comme interlocuteur par l'intersyndicale, composée de la CGT, la CFDT et le CFE-CGC (premier syndicat dans les deux sites Siemens de la Loire, Saint-Chamond et Montbrison, qui comptent quelque 60% de cadres). La réunion de mardi devait débuter à 19H30 et porter essentiellement sur la prime de départ, que les salariés jugent insuffisante, et le nombre d'emplois que Siemens maintiendra sur le site de Montbrison, selon M. Servanton. "Nous allons aussi négocier le maintien du site de Saint-Chamond, même si c'est a priori hors de question pour la direction. Après un choc, on assiste parfois à des négociations plus ouvertes", a-t-il ajouté. afp();

Roissy: Air France annule 70 vols en raison de la tempête

Air France a annoncé l'annulation de 70 vols sur environ 700 dimanche au départ et à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en raison de la tempête Xynthia, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la compagnie aérienne. La situation pourrait évoluer dans la journée en fonction des prévisions météorologiques, avec plus ou moins d'annulations de vols, a précisé cette source. Selon une source aéroportuaire, ces annulations sont liés à la fois à la tempête et au préavis de grève qui a pris effet vendredi et pour quatre jours par quatre syndicats de pilotes minoritaires. Les syndicats ALTER, SNPNAC-R'Way (UNSA), SPAF et UNPL (CFE-CGC) s'opposent à un projet de restructuration du réseau court et moyen courrier. La compagnie aérienne recommande à ses passagers de vérifier sur son site internet (www.airfrance.fr) le maintien ou l'annulation de ses vols avant de se rendre à l'aéroport. Air France a également mis en place "le rappel opérationnel client (ROC), afin de prévenir ses passagers en cas d'annulation", ajoute la compagnie. A Roissy-Charles-de-Gaulle, les vents soufflaient à plus de 100 kilomètres/heure à 8H30, a affirmé à l'AFP une source aéroportuaire. Selon la réglementation en vigueur, il n'est plus procédé à l'accostage des passerelles de sorte que des passagers attendent dans des avions de pouvoir débarquer et d'autres, dans les terminaux, de pouvoir embarquer, selon cette source. A l'aéroport d'Orly, les vents ont soufflé jusqu'à 135 kilomètres/heure selon une source aéroportuaire. Plusieurs vols, dont le nombre n'a pas été précisé, accusaient des retards, d'après une autre source aéroportuaire. afp();

Sommet social très attendu à l’Elysée

Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui à l'Elysée autour du président Nicolas Sarkozy pour un sommet social très attendu avant lequel les syndicats ont fait monter la pression, mettant en garde contre toute "précipitation" dans la réforme des retraites. "La réunion ne portera pas sur le fond, mais sur le calendrier et la méthode seulement", souligne-t-on à l'Elysée. Les syndicats se saisiront de cette tribune pour aborder de front les questions de l'emploi, du pouvoir d'achat et, selon François Chérèque (CFDT), "le malaise grandissant" dans la fonction publique. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) a crû de quelque 450.000 en 2009. Quant au pouvoir d'achat, il enregistre un coup de frein: la progression du salaire mensuel de base (SMB) a été limitée à 0,2% au dernier trimestre 2009. Mais c'est sur les retraites que se focalisera l'attention, des "fuites" prêtant au chef de l'Etat la volonté de boucler la réforme dès juillet. Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont averti qu'elles refuseraient une "mascarade de concertation". "Sur le calendrier, le président n'a pas de religion" et "il faudra laisser du temps à la négociation", indique-t-on à l'Elysée, en ajoutant: "tout le monde connaît par coeur les solutions". Le gouvernement semble privilégier deux pistes: le recul de l'âge légal de départ en retraite ou/et l'allongement de la durée d'activité. Or près de six Français sur dix se prononcent contre la première et plus d'un sur deux contre la seconde, selon un sondage Ifop dimanche. Seulement un sur cinq (21%) fait confiance au gouvernement pour sauvegarder le système des retraites, selon une autre enquête réalisée par OpinionWay et publiée lundi dans Métro. De son côté, Laurence Parisot (Medef) a redit ce week-end qu'il fallait "changer l'âge légal de départ à la retraite". Pour Bernard Thibault (CGT), si M. Sarkozy entretient le flou sur le calendrier des discussions, "c'est qu'on nous prépare un mauvais coup avec une procédure expresse". Alors il est probable que les syndicats sortent "avec une date de mobilisation commune" de la réunion qu'ils tiendront quelques heures après le sommet, a déclaré M. Thibault à l'AFP. Jean-Claude Mailly (FO), a lui aussi montré ses muscles. "Jamais nous ne transigerons sur l'âge légal de départ en retraite et sur l'allongement de la durée de cotisation. Nous n'hésiterons pas à aller à l'affrontement sur ces deux questions", a-t-il affirmé. A gauche, Martine Aubry (PS) a déclaré dimanche qu'"il faudrait déjà que l'Etat respecte sa parole", notamment pour les emplois pénibles. Son parti a deux "lignes rouges": "pas de retraite par capitalisation" ni de remise en cause de "l'âge légal à 60 ans", selon le député Pierre Moscovici. Olivier Besancenot (NPA) a lancé un appel à l'union des leaders de gauche pour défendre la retraite à 60 ans, proposant une réunion avec eux "dès cette semaine". "Il faut qu'on propose quelque chose, ne pas être juste dans le défensif", ont répondu les Verts. Autre sujet délicat, l'aide aux chômeurs en fin de droits, qui atteindront un million cette année, dont 400.000 devraient se retrouver sans ressource. Aucun accord n'a pu se dégager d'une réunion patronat-syndicats vendredi. La CFTC a soupçonné le Medef d'avoir joué la montre pour permettre au chef de l'Etat de "faire de la com". A l'Elysée, il sera aussi question de sortir de l'enlisement deux thèmes, le partage des profits dans les sociétés et les modes de représentation des salariés dans les très petites entreprises. afp();