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Tirage Ligue des champions: Auxerre en enfer, Marseille retrouve Drogba, Lyon serein

Le tirage au sort des poules de la Ligue des champions, jeudi à Monaco, a réservé l'enfer à Auxerre, des retrouvailles avec Drogba pour Marseille et un groupe largement à sa portée pour Lyon. Gary Lineker, ambassadeur de Wembley, où aura lieu la finale, a donc eu la main lourde au tirage avec Auxerre: Real Madrid, AC Milan et Ajax Amsterdam, soit 20 C1 à eux trois! Le seul exploit possible pour les Bourguignons serait une éventuelle 3e place, synonyme de qualification pour les 16e de finale de l'Europa League. Alain Dujon, président d'Auxerre a tenté de garder bonne figure: "On voulait avoir de belles affiches, on a des affiches de prestige, c'est un groupe compliqué... Mais on va essayer de prendre notre chance comme contre le Zenit. On est là, on l'a mérité". L'Abbé-Deschamps est minuscule pour de tels matches. L'AJA peut-elle envisager d'aller jouer au Stade de France? "Il n'est pas question de jouer nos matches au Stade de France, on va rester chez nous, à l'Abbé-Deschamps, même si on ne pourra pas y accueillir tout le monde", a balayé le dirigeant. L'entraîneur d'Auxerre, Jean Fernandez, véritable fou de foot, n'a pas du en croire ses yeux en voyant les boules défiler: "Le Milan AC, cela me fait plaisir, parce que quand j'étais entraîneur de Cannes, dans les années 1980/85, j'allais pratiquement une fois tous les quinze jours à San-Siro pour voir jouer le Milan d'Arrigo Sacchi. J'y suis allé aussi en 1991 avec l'Olympique de Marseille, j'étais l'adjoint de Goethals. On avait fait 1-1 là-bas, et on l'avait battu 1-0 chez nous". Marseille, champion de France en titre, devra lui se frotter au Spartak Moscou, au club slovaque de Zilina et aux Blues de Chelsea. Les supporters marseillais retrouveront avec joie leur ancienne gloire Didier Drogba mais l'Ivoirien, l'un des meilleurs attaquants de la planète, révélé à la face du monde au Vélodrome, ne leur fera sûrement aucun cadeau. "Ca fera évidemment plaisir aux supporters de Marseille de revoir Drogba mais, simplement, le problème, c'est qu'il va venir avec ses copains, on n'aura pas la partie facile, mais ça fera une affiche magnifique au Vélodrome", a déclaré Jean-Claude Dassier, président de Marseille. "C'est jouable, moins dur que l'année dernière, si on ne fait pas de bêtises, on va tout faire pour passer cette année", a ajouté le dirigeant phocéen. Lyon, opposé à Benfica, Schalke 04 et Hapoël Tel Aviv, a été épargné par le sort. "Schalke a recruté Raul (que Lyon a déjà affronté sous le maillot du Real), ils ont les moyens, ils ont fini près du Bayern qui nous a fait si mal l'an passé. Benfica a fait souffrir Marseille à en pleurer et Tel Aviv sera un déplacement compliqué. On va essayer de faire aussi bien que les années précédentes. C'est compliqué, c'est très équilibré, avec de vrais clubs qui ont envie de progresser, on est prudent mais confiant", a nuancé Jean-Michel Aulas. "C'est un meilleur tirage qu'Auxerre", a souri Bernard Lacombe, conseiller du président de Lyon. C'est une lapalissade. Demi-finaliste l'an passé, l'OL se prend sans doute à rêver. Dans les autres groupes, le tenant du titre l'Inter Milan n'a pas été ménagé avec le Werder Brême d'Ozil et l'ambitieux Tottenham de Gallas, Keane, Crouch et Dyer. Le tirage a en revanche été plus clément pour Manchester United et Le FC Barcelone. Les six journées de la première phase sont programmées entre le mardi 14 septembre et le mercredi 8 décembre. Les deux premiers de chaque groupe accèderont aux huitièmes de finale. Le 3e sera "reversé" en Europa League. afp();

Expulsés en juillet, des Roms se réinstallent à Saint-Denis

Tout près du Stade de France, des Roms expulsés le 8 juillet du plus ancien campement de Seine-Saint-Denis ont trouvé refuge, après un mois d'errance, sur des terrains municipaux où ils sont assurés de rester une année. "Ces dernières semaines n'ont pas été faciles, nous avons dû dormir dans les rues et chaque matin la police venait nous déloger en nous disant qu'on ne pouvait pas rester là", raconte à l'AFP Bianca, 11 ans. Depuis le 2 août, les Roms occupent quatre parcelles appartenant à la mairie sur lesquelles les familles commencent à s'installer. Ces quelque 150 personnes occupaient toutes précédemment le campement du Hanul, également à Saint-Denis, le plus vieux de ce département défavorisé au nord de Paris. "La mairie s'est un peu retrouvée devant le fait accompli, mais il était hors de question de les expulser à nouveau et nous avons choisi une approche alternative", se justifie Florence Haye, première adjointe (PCF) à Saint-Denis. "Nous voulons construire quelque chose de différent. Les terrains doivent être libérés dans un an pour lancer des travaux, nous souhaitons donc trouver une solution pérenne d'ici là et allons organiser très prochainement un tour de table avec toutes les bonnes volontés pour y réfléchir", a expliqué l'élue. En attendant, le nouveau campement s'organise, avec le soutien de la mairie, qui "a promis de nous installer très rapidement de l'eau, des sanitaires, de l'électricité, et des algécos à partir d'octobre ou novembre", assure Gari Stefan, un Rom de 34 ans. Pour l'instant, les familles logent dans des tentes mais commencent à construire des baraques avec des matériaux de récupération que des Roms vont chercher dans tout le département. "Nous sommes en relation régulière avec la mairie et nous espérons réussir à trouver une solution durable. Ce que nous réussirons à mettre en place ici pourra devenir, je l'espère, un exemple à suivre ailleurs en France en termes d'installation des Roms", plaide Saimir Milie, président de l'association "La voix des Roms". Le discours musclé du gouvernement et du chef de l'Etat contre les Roms les inquiète, mais ils croient possible de rester en France. "Je n'ai plus de lien avec la Roumanie, nous sommes installés à Saint-Denis depuis plus de 10 ans, nos enfants sont nés ici, ils sont scolarisés ici, je ne vois pas où l'on pourrait nous renvoyer", se rassure Ichim, 56 ans. "Tout de même, le discours du président n'est pas normal, il ne peut pas diviser ainsi les gens, pointer du doigt des communautés entières, la France est une terre d'asile avec une histoire prestigieuse", accuse Gari Stefan. Saimir Milie est, lui, assez pessimiste, pensant qu'avec "le racisme qui s'exprime de plus en plus librement, au plus haut niveau de l'Etat, la sécurité même des Roms est mise en péril". Cela ne semble apparemment pas le cas à Saint-Denis où les relations avec les habitants commencent à s'établir dans le respect mutuel. "Il a été parfois nécessaire d'expliquer, mais dans l'ensemble les choses se passent bien", confirme Florence Haye à la mairie. Mais pour tous cette situation doit être provisoire. Les Roms de Saint-Denis espèrent pouvoir reconstruire leurs vies dans des logements décents. "On veut des logements, avant tout pour pouvoir assurer un avenir à nos enfants, qu'ils n'aient pas à se retrouver dans des baraques, à chercher des terrains comme nous", lance M. Stefan. afp();

Top 14: Clermont-Ferrand accueille le Brennus et les champions de France

Les joueurs de l'ASM, devenus samedi champions de France de rugby pour la première fois de leur histoire, ont été accueillis dimanche après-midi à Clermont-Ferrand en véritables héros par leur public, qui s'est embrasé à la vue du bouclier de Brennus. Les tombeurs de Perpignan, battu 19 à 6 au Stade de France, sont arrivés à 18H30 sur la place de Jaude devant quelque 60.000 supporteurs qui les ont félicités par des vivats, des coups de cornes de brume, et en agitant des drapeaux aux couleurs jaune et bleu du club, a constaté un journaliste de l'AFP. Vêtus d'un T-shirt jaune siglé d'un sobre "ASM" en bleu, les joueurs, dont le nom a été égrené au micro par un animateur en même temps que le public, sont alors venus sur une scène saluer l'assistance avant de saisir tour à tour le trophée du Top 14, qui avait voyagé avec eux depuis Paris. "Merci pour cet accueil énorme !", a déclaré notamment le demi de mêlée Morgan Parra, impressionnant de maîtrise samedi avec 11 points au pied, aux côtés de ses partenaires et de l'entraîneur de l'ASM, Vern Cotter. En répondant à l'appel du joueur, le public a alors repris le chant de supporteur: "Qui ne saute pas n'est pas Auvergnat !" puis le titre du groupe Queen "We are the Champions" diffusé par une sonorisation assourdissante. Plusieurs joueurs sont ensuite descendus de la scène avec le bouclier de Brennus pour permettre à quelques supporteurs du premier rang, retenus derrière des barrières de sécurité, de le toucher. Les nouveaux Champions de France seront reçus mardi à l'Hôtel de Ville de Clermont-Ferrand, selon une source municipale. Etiquetés "perdants magnifiques" avec leurs dix finales perdues (1936, 1937, 1970, 1978, 1994, 1999, 2001, 2007, 2008, 2009), les Auvergnats ont remporté le titre lors d'une de leurs saisons les plus difficiles. afp();

Rugby: Clermont bat Perpignan et devient champion de France

Clermont a remporté le premier titre de champion de France de rugby de son histoire grâce à sa victoire par 19 à 6 (mi-temps: 13-6) en finale contre Perpignan, tenant du titre, samedi au Stade de France. afp();

Coupe d’Europe de rugby: quatrième titre de Toulouse, qui bat Biarritz en finale

Le Stade Toulousain a remporté la quatrième Coupe d'Europe de rugby de son histoire en battant Biarritz en finale par 21 à 19 (mi-temps: 12-9), samedi au Stade de France. Déjà club le plus titré de l'histoire de la compétition, le Stade Toulousain ajoute un quatrième trophée européen à son palmarès après ceux remportés en 1996, 2003 et 2005. Biarritz, malgré un essai en fin de match du centre Karmichael Hunt, échoue une nouvelle fois en finale pour sa deuxième tentative après celle perdue en 2006 contre les Irlandais du Munster. Le Stade Toulousain menait 12 à 9 à la pause. Les Biarrots avaient pourtant ouvert le score et menaient par 6 à 0 grâce à deux pénalités du demi de mêlée Dimitri Yachvili. Le centre toulousain Florian Fritz ouvrait le compteur toulousain d'une pénalité de plus de cinquante mètres mais offrait, d'un mauvais geste, une troisième pénalité à Yachvili. Les Toulousains revenaient au score grâce à leur supériorité en mêlée, puis grâce à un maul écroulé par les avants biarrots que sanctionnait l'ouvreur David Skrela, avant un drop de Fritz qui mettait les siens en tête à la pause. Nullement gênés pas l'exclusion temporaire du 2e ligne Patricio Albacete, et malgré l'éphémère égalisation de Yachvili, Toulouse dominait les débats et ajoutait neuf points sur deux drops et une pénalité de David Skrela. Le BO tentait une folle remontée avec l'essai de Hunt, transformé par Valentin Courrent, mais un ultime en-avant des Basques rendait définitive la victoire toulousaine. afp();

Coupe d’Europe de rugby: Toulouse-Leinster, un enivrant parfum de finale

Le Stade Toulousain, qui a fait d'un quatrième titre en Coupe d'Europe sa priorité absolue, joue le match le plus important de sa saison contre les Irlandais du Leinster, tenants du titre, samedi au Stadium lors d'une "finale avant l'heure" entre deux équipes adeptes du beau jeu. A chacun ses priorités. Celles du Stade sont européennes. Bien que qualifié pour les barrages du Top 14, qu'il disputera samedi prochain contre Castres, le Stade Toulousain n'a, pour l'heure, d'yeux que pour la Coupe d'Europe, dont il détient déjà le record de victoires (1996, 2003, 2005) avant une éventuelle finale le 22 mai au Stade de France. "Ce match va être une fête et les joueurs méritent d?y participer. Ce qui m'importe surtout, c'est que les joueurs ne passent pas à côté du match. Passer à côté de la victoire, c'est possible, mais pas à côté du match", a déclaré le manageur toulousain, Guy Novès. Les leçons de la saison blanche 2008/2009 ont été retenues. Pas totalement au point pour leur quart de finale à Cardiff, les Toulousains étaient sortis par la petite porte européenne et la dynamique s'était brisée pour déboucher sur une défaite contre Clermont en demi-finale du Top 14. "Nous avons programmé cette équipe pour qu'elle arrive au top à cette période, sans faire d'impasse mais en offrant des plages de récupération aux joueurs afin qu'ils gardent le maximum de fraîcheur", a souligné Guy Novès. L'encadrement toulousain a de quoi être rassuré: le premier match à élimination directe, en quart de finale contre le Stade Français, s'est achevé sur une victoire éclatante (42-16) avec la confirmation du retour de Yannick Jauzion à son meilleur niveau. Concernant l'état d'esprit, les joueurs ont même "refusé" de laisser filer le match contre Castres samedi dernier en Top 14, à une semaine du Leinster. "On verra en fin de semaine si leur calcul était le bon ou pas", s'est quelque peu inquiété l'entraîneur des avants, Yannick Bru. A l'exception de Michalak et Donguy (saisons terminées), l'effectif toulousain est au complet. Une incertitude plane cependant sur la participation des piliers Dan Human et Census Johnston. Le Leinster est un adversaire redoutable, vainqueur (41-35) au Stadium en quart de finale en 2006 lors de la dernière confrontation à élimination directe, au terme d'un match haletant. Depuis, la province irlandaise a conquis son premier titre de champion d'Europe en 2009 en ajoutant la solidité d'un pack renaissant à un jeu de trois-quarts bien réglé, conduit par l'emblématique capitaine Brian O'Driscoll. Cette saison, en quart de finale, Clermont n'a pas résisté à Dublin malgré une grosse entame de match. Portés par leur très performante troisième ligne Jennings - Heaslip - McLaughlin, ce dernier ayant réussi à compenser le départ de l'Australien Rocky Elsom, et guidés par le jeune et prometteur ouvreur Jonathan Sexton, les Dublinois promettent 80 minutes d'une haute intensité. Toulouse "est une équipe complète qu'il n'est pas possible de dominer pendant 80 minutes. Il faut les dominer pendant quelques périodes et, dans ces périodes, prendre des points, surtout en jouant à l'extérieur. Ce sera une bonne expérience", a prévenu l'entraîneur du Leinster Michael Cheika, qui présidera aux destinées du Stade Français la saison prochaine. afp();

Coupe de France: une finale Paris SG-Monaco pour sauver une saison morne

La finale de la Coupe de France, samedi, entre le Paris SG et Monaco doit permettre de sauver une saison morne sur le plan sportif pour les deux clubs, dans le ventre mou de L1, une occasion pour le PSG d'oublier violences, mort et dissolutions qui ont entaché l'image du club. Deux jours avant le match au Stade de France, le PSG a encore fait parler de lui en dehors du terrain, avec la dissolution, par décret au Journal officiel, de trois associations de supporters et deux "groupements de fait" de supporters du PSG. Une issue attendue après les heurts du 28 février entre supporters parisiens, qui avaient entraîné le décès mi-mars des suites de ses blessures d'un fan du virage Boulogne, passé à tabac ce soir-là par des supporters d'Auteuil. Le dispositif policier devrait être très lourd autour du Stade de France pour éviter tout débordement après l'annonce de ces dissolutions. Le PSG a déjà remporté 7 coupes de France. C'est sa compétition fétiche. Une 8e coupe permettrait de finir la saison sur une note enfin heureuse, dans la rubrique "sports" après être souvent passé ces temps-ci par la rubrique "faits divers et justice". Le PSG est d'ailleurs exclusivement concentré sur l'objectif Coupe, à l'image de la composition d'équipe à Grenoble (avec des joueurs inexpérimentés comme Maurice et Makonda titularisés) mardi soir en match avancé de la 35e journée. La rouste qui en a découlé (4-0, plus large défaite de la saison) n'a d'ailleurs provoqué aucun remous: mercredi, les joueurs se sont entraînés dans la bonne humeur générale au milieu de supporters venus les encourager. Si on regarde de plus près les compositions, l'équipe-type parisienne n'a plus perdu depuis l'OM le 28 février (l'équipe B s'est en revanche inclinée contre Nice 1 à 0 et contre Grenoble). Cette saison, le PSG a perdu deux fois contre Monaco, sur un scénario presque identique à chaque fois: domination de Paris qui n'arrive pas à ouvrir le score et se fait punir finalement, 2-0 à l'aller (première défaite de la saison du PSG), 1-0 au retour avec match éblouissant de Ruffier. Mais le portier de Monaco s'est blessé à l'échauffement mardi avant le nul à domicile contre Le Mans (1-1). Sera-t-il remis à 100%? Guy Lacombe a retenu trois gardiens dans son groupe de 20 joueurs pour la finale. Mais l'entraîneur monégasque estime que si Ruffier doit jouer, "il devrait bien se sentir dans ce genre de match". Dans les buts parisiens, la question ne se pose plus. Coupet, qui revenait pour la première fois en L1 depuis sa grave blessure le 28 novembre, a encaissé quatre buts... C'est donc Edel, qui s'en est bien tiré pendant sa convalescence, qui devrait connaître le frisson du Stade de France. La finale de Coupe de France (Monaco en a déjà gagné 5) représente plus qu'une façon de sauver sa saison pour l'ASM. "Il y a longtemps que Monaco n'a plus eu une telle échéance en point de mire", répète Guy Lacombe. Il faut remonter à l'ère Deschamps pour trouver une période faste avec une victoire (4-1) en Coupe de la Ligue en 2003 face au Sochaux de... Guy Lacombe, sans oublier évidemment une finale de Ligue des champions perdue face à Porto en 2004. "Les trois dernières saisons ont été difficiles, confirme Modesto. On ne jouait plus rien à un mois et demi de la fin de la saison. Cette fois-ci, c'est différent. On est là, en finale. Mais le plus important est de la gagner". afp();

L1: PSG ridiculisé avant la finale, Monaco sauve la face

Le PSG, qui retrouvait Coupet dans les buts, a été ridiculisé 4 à 0 à Grenoble, quatre jours avant sa finale de Coupe de France contre Monaco, qui, lui, a au moins sauvé la face en revenant au score contre Le Mans (1-1) mardi en matches avancés de la 35e journée. Lors de la phase aller, le PSG avait étrillé Grenoble 4 à 0. Ce n'est qu'une petite vengeance, car le GF38 est d'ores et déjà relégué. Mais cette défaite parisienne fait désordre. Certes, le PSG avait aligné au départ une équipe mixte (Makonda et Maurice avaient été titularisés, Erding et Sessegnon sont entrés en seconde période), pour se préserver en vue de la finale. Mais la partie a été bien cruelle pour Coupet, qui n'avait plus évolué en L1 depuis sa grave blessure le 28 novembre. Après ses quatre buts encaissés à Grenoble, Coupet doit s'effacer logiquement devant Edel pour garder les buts parisiens au Stade de France samedi. Dire que Grenoble est déjà relégué en L2 depuis longtemps... Antoine Kombouaré, entraîneur +sanguin+, n'a pas du beaucoup apprécier et les murs du vestiaire parisien ont du trembler. Lui qui voulait préparer la finale par un succès... A Monaco, il y a eu aussi une histoire de gardien. Stéphane Ruffier a déclaré forfait avant le coup d'envoi après avoir ressenti à l'échauffement une petite douleur aux ischio-jambiers de la cuisse droite. Sera-t-il remis à temps pour la finale au Stade de France ? Son remplaçant, Yohann Thuram-Ulien a passé un sale début de soirée, encaissant rapidement un but. Mais les Monégasques ont égalisé par Maazou, l'homme en forme du moment. Le Mans, qui pensait avoir fait le plus dur en ouvrant le score en Principauté doit déchanter: les Sarthois sont à 7 points derrière Saint-Etienne, premier non-relégable, qui jouera dimanche contre Lens à Geoffroy-Guichard. afp();

Coupe de France: Maazou offre la finale à Monaco

Monaco s'est qualifié pour la finale de la Coupe de France face à Lens (1-0) après prolongation, grâce à Moussa Maazou, sa recrue nigérienne du mercato hivernal, mardi soir au Stade Louis-II. En retard en championnat, les hommes de Guy Lacombe, qui disputera sa 5e finale d'une coupe nationale au Stade de France, s'offrent ainsi l'occasion d'égayer leur fin de saison en espérant un billet pour la prochaine Europa Ligue. Lens, qui n'a pu saisir plusieurs opportunités lors de cette rencontre, va désormais vivre une fin de saison morose, puisque les Nordistes sont déjà à l'abri de la relégation en championnat. Le début de rencontre, très fermé, laissait transparaître la crispation commune aux deux formations du fait de l'enjeu. Les joueurs tentaient en priorité de perdre un minimum de ballons. Ce fut le cas pourtant de Mongongu, repris par Akalé sur le côté gauche. Le Sénégalais feintait ensuite Ruffier mais ne cadrait pas sa tentative (7). Monaco, mis en difficulté par le gros pressing du 4-3-3 lensois, s'en remettait à une tentative de lob de Nenê depuis le rond central. Le rebond lobait Runje mais le ballon passait au-dessus des buts lensois (14). Les Nordistes, regulièrement vainqueurs des duels, démontraient ensuite plus de conviction et de percussion dans le jeu. Cependant, à l'image d'Akale, décalé par Demont et butant sur un Ruffier bien sorti dans ses pieds (32), ils manquaient de réalisme. La fin de la période était moins ouverte. Une tête de Yahia sur corner de Roudet (42) répondait à une autre de Puygrenier sur corner de Nenê (38). Puis un enchaînement contrôle poitrine-volée du gauche raté par Alonso (44) ponctuait une mi-temps manquée par Monaco. A la pause, Lacombe sortait Haruna pour faire entrer Pino, héros du quart de finale face à Sochaux (4-3 a.p.). Son placement côté droit impliquait un recentrage d'Alonso derrière Park. Les Monégasques attaquaient d'ailleurs de façon plus volontaire. Sur un contre, Perez lançait Alonso, déséquilibré par Runje sorti de façon totalement incontrôlée (56). M. Bré sifflait pénalty. Nenê, qui l'avait transformé, devait le frapper à nouveau car des joueurs étaient entrés dans la surface de réparation. Et l'Hispano-brésilien de Monaco échouait sa 2e tentative en expédiant le ballon largement au-dessus des buts (59). Malgré un nouveau coup franc de Nenê boxé en corner par Runje (64), Monaco avait laissé passer sa chance. Plus défensifs, les Lensois abandonnaient volontairement le ballon. Mais ils ne parvenaient jamais à contrer correctement. Après les ratés de la tête de Modesto (90+2) et de Monnet-Paquet (90+4), les deux équipes s'offraient une logique prolongation. Très attentives au replacement défensif, les deux formations ne se découvraient pas. Entré en prolongation, Maazou libérait le stade, reprenant de la tête un centre de Nenê (1-0, 110). Les derniers efforts lensois butaient sur le gardien monégasque qui gérait parfaitement les dernières minutes de la rencontre avant de laisser exploser son bonheur de participer à la prochaine finale de Coupe de France le 1er mai prochain. Résultats des demi-finales de la Coupe de France de football disputées mardi et mercredi: Mardi: Monaco (D1) - Lens (D1) 1 - 0 a.p. Mercredi (18h45 GMT): Quevilly (D4, amateurs) - Paris SG (D1) à Caen afp();

Relooking pour les pianos Pleyel, la plus ancienne manufacture du monde

Dans un immeuble moderne près du stade de France, à Saint-Denis, se cache la dernière manufacture de pianos en France. Pleyel n'en fabrique plus que 25 par an, mais mise sur le luxe et la marque fait même appel à des designers. Alors que les quinze artisans de l'entreprise travaillent avec grande minutie, la dernière fierté de Pleyel trône dans la manufacture: un piano à queue laqué, couleur marron-aubergine, intérieur turquoise, pieds transparents. "Ca donne une impression de flottement", souligne le directeur artistique de Pleyel, Arnaud Marion. L'instrument est signé du designer Hilton McConnico. "Ca fait 250 ans que les pianos ont les mêmes formes, avec un côté passéiste, noir, funéraire", regrette Arnaud Marion. "Les intérieurs ont changé donc si on veut pouvoir y faire entrer les pianos, il faut les moderniser", poursuit-il. Pleyel, le plus ancien facteur de pianos encore en activité dans le monde, né il y a 203 ans, veut "s'attaquer à l'esthétique". Le piano McConnico devrait sortir de l'atelier dans les semaines à venir. Son prix ? 95.000 euros. Il est dans les prix moyens proposés par Pleyel, depuis que la marque a changé de cible et ne cherche plus à concurrencer les Chinois sur la quantité. Les Chinois et les Coréens proposent des pianos à partir de 2.000 euros et vendent environ 80% des pianos dans le monde. De plus, alors que dans les années 1980, 45.000 pianos neufs étaient vendus chaque année en France, il n'y en a plus que 8.000 aujourd'hui, selon M. Marion. Pour survivre à cette concurrence et à la crise, Pleyel a bouleversé ses habitudes en 10 ans, quittant Alès en 2007 pour retourner à Saint-Denis où elle était restée 100 ans à partir de 1865, et réduisant sa production pour passer de 1.700 pianos fabriqués en 2000 à 25 aujourd'hui. Selon Arnaud Marion, qui était à l'origine "manager de crise", l'entreprise va mieux et est même "sur la pente de gagner" de l'argent. Il rappelle que la fabrication des pianos a été interrompue plusieurs mois à cause d'un incendie l'année dernière. Quant aux clients, il s'agit de "mélomanes, de musiciens, d'amateurs", mais aussi de personnes qui veulent "un bel instrument de designer, une pièce d'exception", à l'instar du propriétaire d'un yatch de 125 m qui a commandé un piano en ébène de Macassar pour son bateau. Si Pleyel fut le fournisseur de Chopin et que ses pianos sont "l'idéal pour le répertoire classique" selon Arnaud Marion, les concertistes préfèrent souvent d'autres instruments, comme ceux de la firme américaine Steinway. Mais Arnaud Marion est fier de raconter que, parfois, des voyageurs allant de Paris à l'aéroport de Roissy s'arrêtent à cet atypique atelier Pleyel, et de dire que la marque "incarne l'exception française". afp();

Mondial: Zidane « confiant » pour les Bleus qui ont besoin de « sérénité »

L'ancien meneur de jeu et capitaine de l'équipe de France Zinédine Zidane a déclaré mercredi sur Canal+ qu'il était "confiant" pour les Bleus en vue du Mondial-2010 (11 juin-11 juillet en Afrique du Sud), estimant toutefois que le groupe avait besoin de "sérénité." "Ce qui est important, c'est de faire un groupe, surtout à l'intérieur du vestiaire, a-t-il expliqué. Vous ne pouvez pas gagner si vous n'avez pas une bonne ambiance dans le groupe. On sait qu'il y a du talent dans cette équipe, maintenant, il faut se mettre au boulot mais je suis confiant pour la Coupe du monde. Cette équipe a juste besoin de sérénité." +Zizou+ s'est également dit déçu par la sévère défaite des Bleus face aux champions d'Europe espagnols (2-0), le 3 mars au Stade de France, tout en soulignant ne pas avoir vu "une grande équipe espagnole". Sinon, "cela aurait été peut-être plus dur", a-t-il ajouté. "C'est un moment difficile mais, comme l'a dit Aimé Jacquet (ancien sélectionneur de l'équipe de France lors de la Coupe du monde en 1998, ndlr), on avait connu la même chose en 1998." afp();

Tournoi: la France bat l’Italie et vise le Grand Chelem contre l’Angleterre

Le XV de France a largement battu (46-20) l'Italie, dimanche au Stade de France lors de la 4e journée du Tournoi des six nations de rugby, et tentera samedi prochain de réaliser le neuvième Grand Chelem de son histoire contre l'Angleterre. Les Français, seuls encore en lice pour réaliser le Grand Chelem, occupent la tête du classement (8 pts) après cette quatrième victoire, devant l'Irlande (6 pts), toujours en course pour la victoire finale après son succès (27-12) samedi contre le pays de Galles. La victoire française prive l'Angleterre (5 pts), tenue en échec (15-15) en Ecosse samedi, de toute possibilité de victoire finale dans le Tournoi. Les Français n'ont pas fait de détails contre la modeste équipe d'Italie, menée par 22 à 3 à la pause, avant de se relâcher en fin de rencontre. Le 3e ligne Imanol Harinordoquy avait ouvert la marque entre les poteaux sur un service du demi de mêlée Parra, avant un doublé du centre David Marty (22-0, 26). Parra assurait deux des trois transformations et inscrivait une pénalité, contre une pénalité pour l'ailier italien Mirco Bergamasco juste avant la pause. Parra ajoutait trois nouveaux points sur pénalité dès la reprise avant la réplique de Mirco Bergamasco pour un hors-jeu français. Dans la foulée, l'ailier Marc Andreu inscrivait son premier essai en bleu, pour sa première titularisation. Ce même Andreu perçait quelques minutes plus tard pour le cinquième essai français inscrit par le centre Yannick Jauzion. Les remplaçants s'illustraient ensuite avec une percée de Julien Malzieu pour le premier essai d'Alexandre Lapandry (65) sous le maillot français. Parra assurait les trois transformations de la seconde période, avant le sursaut d'orgueil italien, traduit par deux essais du 2e ligne Carlo Del Fava et du demi de mêlée Pablo Canavosio, transformés par Mirco Bergamasco. afp();

Tournoi des six nations: la France affronte l’Italie en vue du Grand Chelem

Le XV de France entame aujourd'hui à 15h30 au Stade de France contre l'Italie, un acte en deux scènes vers le Grand Chelem dans le Tournoi des six nations, à conclure le 20 mars contre l'Angleterre, une première perspective de titre depuis l'arrivée de l'entraîneur Marc Lièvremont. Les éditions se suivent et ne se ressemblent pas pour l'entraîneur français, en place depuis l'après Mondial-2007. Comme pour son prédécesseur Bernard Laporte, il lui aura fallu deux Tournois "à blanc" pour entrevoir une perspective de Grand Chelem. 2008, après la déception de la Coupe du monde en France et le départ de Laporte, fut l'année de la revue d'effectif et des expérimentations. Du "galvaudage", dénoncèrent certains observateurs. Pas moins de 34 joueurs furent testés pendant le Tournoi, dont des gamins quasi inconnus comme le demi de mêlée Morgan Parra et l'ouvreur François Trinh-Duc, qui font désormais partie de l'ossature de ce XV de France aux côtés des expérimentés Yannick Jauzion et Imanol Harinordoquy. 2009 fut l'acte manqué: une première défaite (21-30) en Irlande fit s'écrouler le château de cartes, et le sursaut d'orgueil (21-16) contre le pays de Galles ne fit illusion que pendant quinze jours, avant la déroute (10-34) en Angleterre. Ce XV de France a donc mis plus de deux ans à aligner trois succès d'affilée toutes compétitions confondues. Mais après le succès (18-9) en Ecosse et la claque (33-10) infligée à l'Irlande, cette troisième victoire tant espérée (26-20), au pays de Galles, a laissé un profond goût d'inachevé, voire de "demi-miracle" avec ce réalisme outrancier interrompu par un 20-6 infligé par les Gallois en seconde période. L'Italie, dans ce contexte, est l'adversaire idéal. A priori trop faible, malgré son succès (16-12) sur l'Ecosse le 27 février, pour anéantir la belle construction française avant l'Angleterre, mais assurément trop orgueilleuse et trop solide en conquête pour se laisser marcher dessus. "L'Italie ne sera pas une formalité. On ne peut pas se permettre, on n'a pas assez de confort pour prendre une équipe de haut, quelle qu'elle soit. Si on rate cette marche, tout sera remis en cause", affirme le capitaine français, Thierry Dusautoir. Les Français abordent donc cette rencontre avec prudence. L'équipe n'a en rien été chamboulée, lot habituel des adversaires réputés plus faibles. Le centre David Marty remplace Mathieu Bastareaud, préservé pour le "crunch". L'ailier Marc Andreu, qui connaîtra sa première titularisation en lieu et place de Julien Malzieu, est la seule "attraction" du jour. L'Irlande, facile vainqueur (27-12) samedi du pays de Galles, est encore en course pour la victoire finale dans le Tournoi tandis que l'Angleterre, tenue en échec (15-15) en Ecosse, pourrait être décrochée au terme de la 4e journée. Les Anglais, qui n'ont plus remporté l'épreuve depuis 2003, seront écartés de la course au titre en cas de victoire du XV de France contre l'Italie, dimanche en clôture de la 4e journée. Les Irlandais, eux, comptent six points au classement, à égalité provisoire avec la France, pour qui le Grand Chelem passe par un succès contre l'Italie, avant l'Angleterre le 20 mars au Stade de France. afp();

Football: l’Espagne bat la France 2 à 0 en match amical

L'Espagne a battu la France 2 à 0 mercredi en amical au Stade de France. L'équipe de France inquiète à moins de 100 jours du Mondial-2010: sans envie ni repères, les Bleus ont été battus 2 à 0 par l'Espagne, championne d'Europe en titre qui n'a même pas eu à forcer son talent mercredi en amical au Stade de France. L'échec est patent pour des Français qui devaient se faire pardonner leur dernière sortie et cette qualification calamiteuse contre l'Eire dans un barrage retour marqué par une main d'Henry. Le capitaine français, qui voit son temps de jeu se désagréger au Barça, a livré l'un de ses plus mauvais matches en Bleu. Remplacé à la 64e minute, Henry est désormais un des principaux motifs d'inquiétude. Buts Espagne: Villa (21), Sergio Ramos (45+1) afp();

Foot: la France affronte l’Espagne en match amical

Le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech devrait opter pour une charnière centrale Ciani-Escudé en défense, mercredi contre l'Espagne au Stade de France, tandis que Franck Ribéry devrait occuper le poste de milieu droit, selon l'entraînement de mardi à Clairefontaine. Domenech, privé de sa charnière centrale Gallas-Abidal sur blessure, devrait ainsi innover en défense en offrant sa première sélection au Bordelais Ciani dès sa première convocation en équipe de France. Boumsong, donné pourtant favori, serait donc remplaçant malgré son passé en bleu et ses 27 capes. Au milieu, le sélectionneur a poursuivi dans sa logique en plaçant Ribéry à droite malgré la volonté maintes fois exprimée par le joueur du Bayern Munich de jouer à gauche. C'est le capitaine Thierry Henry qui occupera comme d'habitude ce poste en équipe de France dans un système en 4-2-3-1. Henry avait pourtant indiqué un peu plus tôt qu'il préférait de son côté jouer dans l'axe. "Je l'ai déjà dit un million de fois. Je préfère jouer dans l'axe, mais je peux jouer partout. Il n'y a aucun problème. Le plus important, c'est que l'équipe gagne. Il y a Franck qui préfère jouer à gauche, moi dans l'axe et il y a un coach qui prend les décisions", avait-il déclaré. Par ailleurs, Ribéry a écourté la séance en raison d'un hématome au tibia droit qui traîne depuis deux semaines. "Il n'y a rien de méchant, on n'est pas inquiet", a indiqué l'encadrement de l'équipe de France. La séance s'est conclue par un exercice de coups de pied arrêtés avec Henry, Gourcuff, Anelka et Ben Arfa. France: Lloris - Sagna, Ciani, Escudé, Evra - Toulalan, L. Diarra - Ribéry, Gourcuff, Henry (cap.) - Anelka Sélectionneur: Raymond Domenech (FRA) afp();