La nationalisation du site ArcelorMittal de Florange en Lorraine et l'utilisation plus générale de cette arme par l'Etat seraient très mauvaises pour l'image du pays, a estimé jeudi la présidente du Medef Laurence Parisot. Cette arme, brandie par le gouvernement notamment pour le site sidérurgique lorrain, n'a pour l'instant pas été utilisée, ce qui a déçu les syndicats locaux qui y voyaient leur seul espoir."Il est évident que si le gouvernement avait, par malheur, pris cette décision de nationaliser ArcelorMittal ou une partie d'ArcelorMittal, c'eut été une catastrophe pour notre pays à plusieurs niveaux", a dit la patronne des patrons sur I-télé. "Le regard que les investisseurs étrangers, que le monde entier aurait porté sur nous aurait été tout à fait critique, incrédule et probablement (il) aurait considéré que c'était un bond en arrière", a-t-elle ajouté.