Investir son argent, informations et actualités
France
Casino d’Uriage: le second braqueur présumé libéré, colère du gouvernement et de la police
2/09/10
Le second braqueur présumé du casino d'Uriage-les-Bains (Isère) a été mis en examen, remis en liberté et placé jeudi sous contrôle judiciaire, provoquant la colère des policiers et du parquet qui a fait appel.
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a exprimé dans un communiqué sa "très vive indignation" par la remise en liberté.
Monsif Ghabbour, 25 ans, est soupçonné d'avoir braqué le casino d'Uriage dans la nuit du 15 au 16 juillet aux côtés de Karim Boudouda, mort dans un échange de tirs avec la police après une course-poursuite.
Sa mort avait provoqué trois nuits de grandes violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve, où Boudouda a passé son enfance. Lors de ces incidents, les policiers avaient essuyé des tirs à balles réelles.
C'est à la suite de ces incidents que le président Nicolas Sarkozy avait prononcé un discours dans lequel il avait prôné le renforcement de l'arsenal répressif contre les délinquants, notamment la déchéance de la nationalité pour les personnes d'origine étrangère auteurs d'agression contre des représentants de la force publique.
Monsif Ghabbour, multirécidiviste condamné à sept reprises, a été mis en examen pour "vol à main armée" et "tentative d'homicides volontaires". Il avait été interpellé mardi à Voreppe (Isère), à une quinzaine de kilomètres de Grenoble.
La décision de le remettre en liberté a été prise par un juge des libertés et de la détention (JLD) qui est allé à l'encontre des réquisitions du parquet qui avait requis son placement en détention provisoire.
Le parquet a fait appel, sur instruction du ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie. Dans une déclaration à l'AFP, le procureur général de Grenoble, Martine Valdès-Boulouque, a jugé la remise en liberté "absolument inacceptable compte tenu des charges très graves qui pèsent" contre M. Ghabbour.
Synergie (second syndicat d'officiers de police) a parlé d'"acte de forfaiture". "Les policiers sont écoeurés", a déclaré à l'AFP Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat. Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (premier syndicat des gardiens de la paix) a exprimé à l'AFP "le ras-le-bol" des policiers en se demandant s'ils "devaient encore prendre des risques pour interpeller les truands". "C'est inadmissible, intolérable et scandaleux", a déclaré enfin Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint d'Alliance (Second syndicat de gardiens de la paix) qui a accusé "certains magistrats" de se livrer "à une croisade anti-policière".
L'avocat de Ghabbour, Me Denis Dreyfus, a salué une décision "exemplaire" du juge considérant à l'inverse que "le dossier" visant son client "est vide au niveau des éléments à charge" et n'est que "celui de la rumeur".
Le juge des libertés a exigé que Ghabbour réside chez son frère, pointe deux fois par semaine au commissariat, ne se rende pas dans le quartier de la Villeneuve et ne rencontre aucune des personnes citées dans la procédure.
"Cette affaire démontre une nouvelle fois que certes, la protection de nos concitoyens doit passer par l'action déterminée et très professionnelle de la police et de la gendarmerie, mais impose aussi des décisions de justice mettant effectivement les délinquants hors d'état de nuire", a souligné le ministre de l'Intérieur en conclusion de son communiqué.
afp();
Euro-2012: France-Belarus vendredi pour changer d’ère
2/09/10
Il est temps de changer d'ère: l'équipe de France de Laurent Blanc doit renouer avec la victoire vendredi au Stade de France, pour son premier match des éliminatoires de l'Euro-2012 contre le Belarus, et en finir avec un Mondial nauséabond.
"On construit une équipe à travers la victoire" est venu dire aux néo-Bleus Zinédine Zidane, l'icône du foot français, en visite à Clairefontaine mercredi. Blanc, équipier de Zizou lors des sacres de 1998 et 2000, a martelé le même message. "Laurent Blanc nous a dit qu'on allait monter crescendo, que la +gagne+ serait le mot du stage, car dans le foot, il n'y a que la +gagne+ qui compte", a rapporté Gaël Clichy.
La dernière victoire en amical remonte au 26 mai contre le Costa Rica à Lens (2-1), le dernier succès en compétition au 14 novembre, en barrage aller contre l'Eire (1-0) à Dublin (le retour s'étant soldé par un nul piteux 1-1 en prolongation). Il est temps de gagner.
La mission n'est pas si simple même si le classement du Belarus, 78e mondial coincé entre la Chine, 77e et l'Islande, 79e, n'est pas reluisant. De toute façon, la France n'a pas de quoi pavoiser après le désastre sportif en Afrique du Sud et une belle dégringolade de la 9e à la 21e place au classement Fifa, entre l'Australie, 20e, et la Norvège, 22e. Sans parler d'une image à jamais salie par la grève de l'entraînement surréaliste du 20 juin à Knysna...
"J'ai demandé de l'humilité à tout le monde, aux joueurs, à vous aussi la presse, car je l'entends encore aujourd'hui +On a deux matches faciles à jouer contre le Belarus et la Bosnie+ (mardi): la réalité me semble encore difficile", a d'ailleurs insisté Blanc.
Car peu importe l'adversaire, la nouvelle équipe de France va manquer d'expérience du très haut niveau, en l'absence de ceux qui étaient considérés comme des "cadres", suspendus sportivement (Yoann Gourcuff exclu lors du dernier match au Mondial), suspendus par la FFF après les évènements de Knysna (Patrice Evra, Franck Ribéry, Jérémy Toulalan), ou écartés par leur mauvaises performances en Afrique du Sud (Eric Abidal, William Gallas).
Un vent de fraîcheur souffle sur le maillot bleu, avec les Adil Rami, Gaël Clichy, Jérémy Menez, Guillaume Hoarau ou Loïc Rémy. Mais les "jeunes" joueurs, appelés ainsi en raison de leur âge ou leur manque de vécu, ont vu en Norvège que la marche n'était pas facile à gravir entre championnats et matches internationaux. Les nouveaux Bleus s'étaient d'ailleurs inclinés 2 à 1 en amical pour le premier match de Blanc sélectionneur.
Equipes probables de la France et du Bélarus qui s'affrontent, vendredi au Stade de France (21h00), en qualifications de l'Euro-2012.
France:
Lloris - Sagna, Rami, Mexès, Clichy - A. Diarra, Diaby - Ménez, Malouda - Rémy, Hoarau.
Sélectionneur: Laurent Blanc
Bélarus:
Zhevnoc - Shitov, Molosh, Yourevitch, Martynovitch - Tigorov, Kulchy - Putilo, A. Hleb, Kislyak - Kutuzov
Sélectionneur: Bernd Stange (GER)
Arbitre: William Collum (SCO)
afp();
Légion d’honneur de Maistre: Woerth est intervenu, un proche de Sarkozy entendu
2/09/10
Eric Woerth a admis pour la première fois jeudi être intervenu dans l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé sa femme, dossier dans lequel un ex-chef de cabinet de Nicolas Sarkozy a été entendu par la police.
Alors que la justice tente d'établir si un délit peut être imputé au ministre du Travail, dont la démission est réclamée à gauche, M. Woerth a reconnu avoir écrit en mars 2007 un courrier sollicitant cette décoration à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et qu'il était lui-même député et trésorier de l'UMP.
"Ce courrier vous l'avez vu, j'étais député, j'ai fait comme un simple député, c'est d'une grande banalité tout ça", a déclaré le ministre du Travail. Interrogé par des journalistes sur l'existence de cette lettre, M. Woerth s'est emporté: "je n'ai jamais dit qu'elle n'avait pas existé, qu'est-ce que c'est que cette histoire?".
Dans cette lettre "Eric Woerth dit qu'il transmet une demande de M. de Maistre", qui sollicite pour lui-même la Légion d'honneur, selon une source proche de l'enquête.
L'attribution de cette décoration a été au coeur de l'audition comme témoin ces derniers jours de l'ancien chef de cabinet de M. Sarkozy au ministère de l'Intérieur de 2005 à 2007, Laurent Solly, 40 ans, actuellement à la direction de TF1. "Il est apparu dans le dossier que la demande de Légion d'honneur de M. de Maistre avait transité par le cabinet du ministère de l'Intérieur", selon une source proche de l'enquête.
Cette audition s'est déroulée dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence susceptible d'impliquer M. Woerth.
Entendu lui-même par les policiers fin juillet, M. Woerth avait dit "qu'il ne se souvenait pas d'une quelconque action (en faveur M. de Maistre) mais que si on l'avait sollicité, il avait pu donner un avis positif", selon son avocat Me Jean-Yves Le Borgne.
M. de Maistre a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2007, sur le contingent du ministère de l'Economie et a reçu sa décoration début 2008 des mains de M. Woerth, quelques semaines après l'embauche de la femme du ministre, Florence, au sein de la société Clymène gérant la fortune de la milliardaire.
Selon L'Express, M. Woerth a demandé cette décoration pour M. de Maistre comme une "faveur" destinée à le remercier d'avoir aidé à collecter, légalement, des dons pour l'UMP.
Ces nouveaux éléments fragilisent encore un peu plus M. Woerth, à cinq jours du débat parlementaire sur les retraites. Les députés PS le jugent "totalement disqualifié".
"Je n'ai jamais menti sur rien, à qui que ce soit", a répété l'intéressé.
M. Woerth, qui n'est à ce stade pas judiciairement mis en cause, est soupçonné de conflits d'intérêts dans la tentaculaire affaire Bettencourt, du fait de ses anciennes fonctions de ministre du Budget et trésorier de l'UMP, et de l'embauche de sa femme.
Le procureur général près la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, a demandé le 17 août au parquet de Nanterre une copie du dossier Bettencourt pour examiner s'il convient de saisir la Cour de justice de la République (CJR).
Selon une source judiciaire, la copie du dossier n'avait pas encore été transmise jeudi par le parquet de Nanterre à sa hiérarchie. Selon l'entourage de M. Nadal, le procureur général s'attend à disposer de ces éléments à la mi-septembre.
Par ailleurs, selon Mediapart et Le Monde, des carnets intimes de François-Marie Banier saisis par la police relatent des propos de Mme Bettencourt selon lesquels M. Sarkozy aurait reçu lors de la campagne présidentielle 2007 de l'argent du couple Bettencourt.
afp();
Abbas et Netanyahu mettent en place leur programme de travail pour la paix
2/09/10
Le Palestinien Mahmoud Abbas et l'Israélien Benjamin Netanyahu se sont engagés jeudi à se rencontrer toutes les deux semaines dans l'année qui vient pour rechercher la paix au Proche-Orient, un premier résultat de la relance de leur dialogue soutenu par les Etats-Unis.
Le président américain Barack Obama, qui travaille depuis son investiture à ces retrouvailles, s'est dit "encouragé" par l'attitude des deux dirigeants à Washington, lors de leurs premiers pourparlers de paix depuis 20 mois.
Après quelque 80 minutes de discussion chaperonnées par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le premier ministre d'Israël et le président de l'Autorité palestinienne ont discuté pendant 1H30 en tête-à-tête dans un bureau de Mme Clinton. La journée de dialogue s'est achevée après 20 nouvelles minutes de discussion à trois pays.
L'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a rapporté que MM. Netanyahu et Abbas se retrouveront les 14 et 15 septembre, puis à nouveau "toutes les deux semaines".
La prochaine rencontre aura lieu dans la station balnéaire égyptienne de Charm el Cheikh, ont précisé des responsables palestiniens. Preuve de la fermeté de l'engagement américain dans ce processus, George Mitchell et Hillary Clinton y participeront tous les deux.
MM. Netanyahu et Abbas se sont mis d'accord jeudi sur une méthode. Selon M. Mitchell, ils estiment que "la prochaine étape logique serait de commencer à travailler à un accord-cadre en vue d'un statut permanent".
"L'objectif d'un accord-cadre", a expliqué M. Mitchell, "sera d'établir les compromis nécessaires, qui leur permettront de donner corps et de faire aboutir un traité global qui mettra fin au conflit, et établira une paix durable pour Israël et les Palestiniens".
"Notre but est de résoudre tous les sujets principaux de désaccord d'ici à un an", a-t-il rappelé.
L'émissaire en a dit le moins possible sur le contenu des discussions de jeudi, insistant sur le caractère "sensible" de celles-ci.
Mais Nabil Chaath, un haut responsable palestinien, a affirmé que MM. Abbas et Netanyahu s'étaient entendus pour "discuter en premier de la question des frontières".
En début de matinée, devant les caméras, M. Netanyahu a souligné qu'il y aurait "des concessions douloureuses des deux côtés".
"Reconnaissez Israël comme l'Etat-nation du peuple juif", a-t-il demandé à Mahmoud Abbas.
"Cessez complètement la colonisation et l'embargo à Gaza", lui a répondu ce dernier.
Les deux hommes se sont affichés solidaires face aux attaques perpétrées ces derniers jours en Cisjordanie par le Hamas islamiste, compté parmi "les ennemis de la paix".
Souriants, ils se sont serré la main à l'issue de leur discours. Image insolite, Mahmoud Abbas a même levé le pouce en direction de Benjamin Netanyahu, en signe d'appréciation.
Le président Barack Obama avait appelé mercredi soir les protagonistes à saisir une "chance" qui, a-t-il insisté, ne se représenterait peut-être pas.
Le chantier est immense, les positions très éloignées sur la plupart des sujets.
Les Palestiniens veulent fonder leur Etat sur l'ensemble des territoires occupés par Israël depuis 1967. Ils sont prêts à accepter des échanges, mais cela ne suffira pas à régler la question du statut de Jérusalem, ville dont Israël a annexé la partie orientale, et que l'Etat hébreu défend comme sa capitale indivisible.
Les pourparlers devront également trouver une solution aux problèmes aussi épineux que la question des réfugiés ou du partage de l'eau.
Le fragile espoir rencontrera un premier obstacle de taille dès le 26 septembre.
M. Netanyahu a en effet dit ne pas vouloir proroger le moratoire partiel sur les implantations juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Mais d'après M. Chaath, Mahmoud Abbas a signifié jeudi au dirigeant israélien que "sans arrêt de la colonisation, nous ne pourrons pas continuer dans les négociations".
afp();
US Open: Richard Gasquet élimine Nikolay Davydenko
2/09/10
Le Français Richard Gasquet, 38e mondial, a éliminé le Russe Nikolay Davydenko, tête de série N.6, jeudi au 2e tour de l'US Open sur le score de 6-3, 6-4, 6-2.
Il rencontrera au 3e tour le vainqueur du match entre le Brésilien Thomaz Bellucci (N.26) et le Sud-Africain Kevin Anderson, 77e mondial.
afp();
Exposition Murakami à Versailles: les opposants fourbissent leurs armes
2/09/10
Pétitions, projet de manifestation, menace d'action judiciaire: deux ans après la polémique autour de Jeff Koons à Versailles, le scénario semble vouloir se répéter à l'approche de l'ouverture mi-septembre de l'exposition du plasticien pop japonais Takashi Murakami.
L'idée que cet artiste-star de l'art contemporain, inspiré par les mangas, puisse installer ses oeuvres dans les appartements royaux du Château apparaît sacrilège à certains.
Les protestations "émanent de cercles d'extrême-droite intégristes et de cercles très conservateurs", considère Jean-Jacques Aillagon, président de l'établissement public du Château de Versailles, interrogé par l'AFP. Ils voudraient faire de Versailles "un reliquaire de la nostalgie de la France de l'Ancien Régime, d'une France repliée sur elle-même et hostile à la modernité", ajoute-t-il.
"Murakami et Cie n'ont rien à faire au château de Versailles !", proclame une pétition sur internet intitulée "Versailles mon amour". "Non à la provocation de l'+art+ contemporain qui ne respecte rien", poursuit le texte qui a recueilli 3.900 signatures depuis fin juin.
La pétition a été lancée par Anne Brassié, une Versaillaise qui anime une émission littéraire sur Radio Courtoisie et a écrit notamment un livre sur Robert Brasillach.
Elle est épaulée par un étudiant en gestion de l'université Paris II Assas, féru de nouvelles technologies, qui opère sous le pseudonyme d'Eric Martin.
Le jeune homme, qui se dit "de centre-droit et catholique", ne divulgue pas sur internet le nom des signataires car "ne pas aimer l'art contemporain pourrait être mal vu par de futurs employeurs", affirme-t-il. Mais, à la demande de l'AFP, il accepte de montrer sur son ordinateur la liste des pétitionnaires et leurs commentaires qui seront remis, dit-il, au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand et à M. Aillagon.
Une manifestation "ludique" est prévue devant le château le 14 septembre, jour de l'ouverture au public de l'exposition, indique "Eric Martin".
Mme Brassié pointe certaines oeuvres de Murakami. "Le petit bonhomme au sexe pointé dont le jet de sperme forme un lasso, la petite bonne femme aux gros seins dont le jet de lait forme une corde à sauter n'ont rien à faire dans les appartements royaux", affirme-t-elle.
En réalité, il n'a jamais été envisagé de présenter ces deux réalisations impertinentes, "My lonesome cow boy" et "Hiropon", à Versailles. Les oeuvres de l'exposition Murakami "ont été choisies avec soin afin qu'elles puissent être vues par tout le monde, comme c'était déjà le cas pour Jeff Koons", indique M. Aillagon.
Une autre pétition "Non aux mangas. Contre les expositions dégradantes au Château de Versailles", émanant de la "Coordination de défense de Versailles" a recueilli pour sa part 3.700 signatures depuis la mi-juin.
Animée par Arnaud Upinsky, président d'une association intitulée "Union nationale des écrivains de France", qui avait déjà mené le combat contre l'exposition Koons, cette pétition a reçu notamment le soutien du prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, un des descendants de Louis XIV.
Son neveu Charles-Emmanuel de Bourbon Parme avait saisi la justice en 2008 pour tenter de faire interdire l'exposition Koons mais il avait été débouté par le tribunal administratif de Versailles puis, en appel, par le Conseil d'Etat.
Cette fois encore, une action judiciaire est envisagée, indique M. Upinsky qui considère que l'exposition est "illégale".
"Je ne vois pas sur quel argument un tribunal pourrait statuer en leur faveur", réagit M. Aillagon.
afp();
Air France envisage la création d’une low cost pour ses vols intérieurs
2/09/10
Air France réfléchit à la création d'une filiale "low cost" pour ses vols intérieurs avec l'implantation de bases dans le sud du pays, à Marseille, Nice et Toulouse, pour contrer la rude concurrence des compagnies à bas coûts, a-t-on appris jeudi de sources internes à la compagnie aérienne française.
Ce projet, baptisé en interne "Air France Express", pourrait voir le jour dès l'année prochaine si des accords sont trouvés avec les syndicats, ont indiqué les mêmes sources.
Air France n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.
"Il y a des réflexions en cours pour trouver un outil qui permette de combattre les compagnies +low cost+. Parmi les scénarios envisagés, il y a la création d'une nouvelle entité à l'intérieur du groupe Air France-KLM", a expliqué à l'AFP une des sources internes sous le couvert de l'anonymat.
"L'idée serait de baser une partie des pilotes en province à Marseille, Nice et Toulouse et de faire comme easyJet: éviter qu'il y ait des avions qui découchent" de leurs bases, a expliqué cette source.
Air France met déjà progressivement en place une nouvelle offre européenne (Neo) pour ses vols moyen-courriers afin d'arrêter l'érosion de sa rentabilité sur ces dessertes concurrencées par la britannique easyJet.
afp();
Russie: les feux reprennent dans le sud, 170 bâtiments brûlés, un mort
2/09/10
Les feux de forêts et de broussailles qui ont ravagé la Russie cet été ont repris jeudi dans le sud du pays, où une personne a péri alors que brûlaient plus de 160 bâtiments dans une vingtaine de villages, a indiqué le ministère des Situations d'urgence.
Selon l'antenne du ministère, citée par l'agence RIA Novosti, ce sont 163 bâtiments, dont des dizaines d'habitations, qui ont été la proie des flammes dans la région de Volgograd (ex-Stalingrad) en raison de feux entretenus par de fortes rafales de vent. La région voisine de Saratov est également touchée.
Dans un village notamment, Fomenkovo, 20 maisons sur 56 ont brûlé. Dans un autre, Lapchinskaïa, ce sont 47 bâtiments qui ont été détruits par le feu, selon l'agence Interfax.
La victime est un un septuagénaire, qui a péri dans le village de Velitchkine, et environ 150 personnes, évacuées des localités touchées, ont perdu leur habitation.
Le président Dmitri Medvedev a ordonné de tout mettre en oeuvre pour lutter contre ces nouveaux incendies, a indiqué le Kremlin cité par les agences.
"Le feu menace de se propager aux territoires du Tatarstan, de la Bachkirie et du la Kalmoukie ainsi qu'à la région d'Astrakhan", également dans le sud de la Russie, a souligné un responsable du ministère des Situations d'urgence, cité par Ria-Novosti.
Le ministère a décidé de dépêcher sur place deux avions Iliouchine 76 et un appareil amphibie Be-200 pour lutter contre les incendies, selon Interfax.
Alors que le temps s'est refroidi à Moscou depuis la canicule sans précédent qui a sévi cet été, les températures étaient ces derniers jours toujours proches ou égales à 40 degrés Celsius dans la région de Volgograd, selon ces sources.
Les feux de forêt qui ont frappé la Russie cet été ont ravagé environ un million de hectares de forêts, détruit des villages entiers et fait plus d'une cinquantaine de morts, selon les bilans officiels.
Les incendies ont également menacé plusieurs centres nucléaires importants, dont celui de Sarov à environ 500 (bien 500) kilomètres à l'est de Moscou.
L'état d'urgence a été levé le 23 août dans la dernière des sept régions de la partie occidentale du pays où il avait été décrété.
afp();
Affaire Bettencourt: l’ex-chef de cabinet de Sarkozy à l’Intérieur entendu par la police
2/09/10
L'ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, Laurent Solly, a récemment été entendu par la police dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, a-t-on appris jeudi de sources proche de l'enquête.
M. Solly, actuellement à la direction générale du groupe TF1, a été entendu "comme témoin" par la brigade financière sur les modalités d'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a-t-on précisé, confirmant une information du jdd.fr.
Cette audition "de pure forme", s'inscrivait dans une série d'autres auditions de témoins, selon l'une de ses sources. Elle a duré un peu plus d'une heure.
M. Solly était chef de cabinet du ministre de l'Intérieur de 2005 à 2007.
Cette audition intervenait dans le cadre de l'enquête préliminaire du parquet de Nanterre sur un éventuel trafic d'influence susceptible d'impliquer le ministre du Travail, Eric Woerth.
Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, qui a employé l'épouse du ministre du Travail, a également été entendu par la police, la semaine dernière, sur les modalités d'attribution de cette décoration.
La Légion d'honneur a été remise en 2008 à Patrice de Maistre sur le contingent du ministère de l'Economie et des Finances des mains d'Eric Woerth, alors ministre du Budget.
afp();
USA: une plateforme pétrolière explose dans le golfe du Mexique
2/09/10
Une explosion a ravagé une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique jeudi, projetant 13 personnes dans l'eau, dont toutes ont été localisées, ont indiqué les garde-côtes américains.
La plateforme appartiendrait à la société Mariner Energy.
Les 13 personnes "ont toutes été localisées. Elles portaient toutes une espèce de combinaison d'immersion qui les protège dans l'eau", a expliqué le responsable des garde-côtes John Edwards à la chaîne MSNBC.
La plateforme est située à quelque 130 km au sud de Vermilion Bay, en Louisiane (sud des Etats-Unis). Neuf hélicoptères ont été envoyés sur place, a souligné M. Edwards qui n'a pas été en mesure de dire s'il y avait des blessés.
En outre, quatre navires des garde-côtes faisaient route vers la plateforme qui serait toujours la proie des flammes.
"Pour l'instant, nous nous concentrons sur (les opérations de) recherche et de sauvetage. Ensuite, nous nous pencherons sur les causes" de l'explosion, a observé John Edwards.
Cet accident survient plus de quatre mois après l'explosion puis le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon également dans le golfe du Mexique. L'accident avait tué onze personnes et provoqué la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
afp();
Mostra de Venise: Julian Schnabel, juif américain, raconte l’histoire des Palestiniens
2/09/10
L'histoire des Palestiniens s'est invitée jeudi au festival de Venise à travers le dernier opus du juif américain Julian Schnabel, "Miral", entré dans la course au Lion d'or au côté de "Brebis galeuse", émouvant poème de l'Italien Ascanio Celestini.
Tiré du roman éponyme et autobiographique de la journaliste palestinienne Rula Jebreal, le film de Schnabel revisite la saga tourmentée des Palestiniens de 1948 à la première Intifada à travers le destin d'une jeune femme, Miral.
Comme Rula, Miral a grandi dans un orphelinat de Jérusalem-Est né de la volonté d'une femme qui croise un matin de 1948 un groupe d'enfants rescapés du massacre de Deir Yassine, commis par des militants juifs radicaux dans ce village proche de Jérusalem.
Adapté avec l'auteur, "Miral", qui sort vendredi aux Etats-Unis et le 15 septembre en France, mêle les destins de ces femmes jusqu'aux espoirs de paix suscités par la signature des accords d'Oslo en 1993.
"Oui, c'est une histoire palestinienne, mais c'est fondamental qu'un juif américain comme moi la raconte, que les musulmans l'entendent, que les juifs l'entendent, en Israël et dans le monde", a confié à l'AFP à Paris le réalisateur au physique débonnaire avant de se rendre au Lido.
"C'est justement parce que je suis juif que cette histoire m'a touché, elle fait partie de moi", insiste l'auteur de "Basquiat" et "Avant la nuit", qui avoue qu'il ne "connaissait pas grand chose aux Palestiniens". "Il faut comprendre les Palestiniens. Le film témoigne que leurs peurs et leurs désirs ne sont pas très distincts des nôtres".
La ravissante actrice indienne Freida Pinto, vue dans "Slumdog Millionnaire", incarne Miral.
Julian Schnabel fonde aujourd'hui ses espoirs sur la reprise de pourparlers israélo-palestiniens directs - prévue jeudi - et dédie son film à "tous ceux qui de part et d'autre croient encore que la paix est possible".
Autre film présenté en compétition jeudi au festival de Venise, "La brebis galeuse" est un émouvant poème biographique de et avec Ascanio Celestini dans le rôle de Nicola, qui conte ses 35 ans passés dans un asile de fous.
Nicola est né "dans les années 60, les fabuleuses années 60": son enfance presque normale se passe d'abord auprès de sa grand-mère "née vieille, qui vit comme une vieille et qui mourra comme une vieille".
Avec un père absent et une mère internée en asile psychiatrique, lui aussi après quelques péripéties finit par y passer le plus clair de son temps, même si pour lui la vie d'interné n'est pas si différente de celle du dehors.
"Pendant trois ans, j'ai fait des interviews pour rassembler des histoires se passant dans des asiles", explique Celestini, un homme de théâtre et de télévision de 38 ans, qui en a fait ensuite un livre puis un film dans lequel apparaît aussi Maya Sansa.
Pour cet homme mince à longue barbiche, "l'asile s'étend bien au-delà de ses propres murs et concerne non seulement les fous, mais aussi nombre de ceux qui se croient sains d'esprit". Une grande humanité, mais aussi une grande solitude, émanent de ce film qui n'est pas sans rappeler l'univers de Pippo Delbono.
Les années 60 sont aussi à l'honneur du troisième film entré jeudi dans la course au Lion d'or, "Norwegian Wood" ("La balade de l'impossible"), un film japonais signé Tran Anh Hung, le réalisateur de "L'odeur de la papaye verte" (1993).
Le protagoniste, Toru, se souvient de ce qu'était sa vie dans ces années-là et regrette de ne pas l'avoir vécue plus pleinement. Un film sur l'amour et la nostalgie, deux sentiments qui se prêtent parfaitement à l'ambiance fin de siècle du Lido.
afp();
Journalistes otages en Afghanistan: rassemblement teinté d’espoir à Paris
2/09/10
Quelques signes encourageants d'une libération prochaine d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux reporters français retenus en otages depuis 250 jours en Afghanistan, ont été exprimés lors d'un rassemblement de soutien jeudi dans le centre de Paris.
Plusieurs centaines de personnes - journalistes, personnalités du monde de la presse ou de la politique - se sont réunies place de la Bourse, entre les immeubles de l'Agence France-Presse et du Nouvel Observateur sur lesquelles des portraits des deux otages avaient été déployés.
Jean Réveillon, conseiller spécial du président de France Télévisions Remy Pflimlin, a évoqué "la confiance" de la direction du groupe audiovisuel public dans une libération prochaine.
C'est surtout Elise Lucet, productrice de l'émission Pièces à Conviction pour laquelle travaillent le deux journalistes otages qui a donné les indications les plus encourageantes, évoquant des "avancées réelles". "Ce qu'on nous dit en ce moment, on ne nous l'avait jamais dit", a-t-elle déclaré, sans autres précisions.
Le président de Reporters sans Frontières (RSF), Dominique Gerbaud, a souligné de son côté que l'on disposait de "preuves de vie réelles", parvenues depuis moins de deux semaines.
"Peut-être sommes nous dans la dernière droite, mais c'est généralement la plus difficile à négocier et la plus délicate", a-t-il dit.
Mais il a aussi rappelé la souffrance des otages et de leurs proches: "250 jours sans vie réelle, 250 jours d'angoisse et 250 jours de colère contre ceux qui les détiennent".
Le rassemblement se tenait à l'initiative conjointe de la Mairie de Paris, du Comité de soutien aux deux journalistes, du Syndicat national des journalistes (SNJ) et de la Société des journalistes de la rédaction nationale de France 3.
L'état-major de France Télévisions, contrairement aux rassemblements précédents, était largement représenté. Thierry Thuillier, directeur de l'information était notamment accompagné de Patrice Papet, directeur des ressources humaines du groupe.
Du coté des politiques, plusieurs adjoints au Maire de Paris étaient présents ainsi que le maire de St Ouen où réside un des otages.
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts et Jean-Marie Cavada, ancien journaliste, député européen et vice-président du Nouveau Centre, étaient également sur place.
Pour ce dernier, "l'enlèvement de deux journalistes est une privation pour l'opinion. Les journalistes ne sont pas des valeurs marchandes sur les flancs des montagnes afghanes, ni nulle part ailleurs".
D'anciens journalistes otages comme Philippe Rochot ou Florence Aubenas étaient également là, comme des figures de la télévision telles que Harry Roselmack et Emmanuel Chain (TF1).
De nombreux journalistes de la télévision mais aussi de la presse écrite étaient venus manifester leur solidarité aux cotés de responsables d'entreprises de presse, de la direction du Nouvel observateur au Pdg de l'AFP, Emmanuel Hoog, venus en voisins.
Des figurants, bâillonnés, les yeux bandés et entravés gisaient sous le soleil sur l'asphalte de la Place de la Bourse avec des écriteaux sur lesquels on pouvait lire une simple phrase : "Pourquoi est-ce si long ?".
afp();
Liliane Bettencourt évoque un don à Sarkozy dans des carnets de Banier
2/09/10
Des carnets intimes de l'artiste François-Marie Banier saisis par la police relatent des propos tenus par Liliane Bettencourt selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait reçu lors de la campagne présidentielle 2007 de l'argent du couple Bettencourt, affirment jeudi le site Médiapart et Le Monde.
"Ce sont des propos qu'elle m'a tenus mais je ne sais pas s'ils sont vrais", a déclaré aux policiers M. Banier, entendu en juillet dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite par le parquet de Nanterre, selon le procès-verbal d'audition cités par les deux médias.
Le photographe écrivain relate dans ses carnets à la date du 26 avril 2007, soit entre les deux tours de la présidentielle, une confidence de Mme Bettencourt à propos des sollicitations financières de toutes sortes et cite notamment le nom de M. Sarkozy.
"Je vous indique que correspond aussi en clair à la réalité vécue le passage sur M. Sarkozy, du 26 avril 2007", a dit M. Banier, parfois abscons, aux policiers. "Elle ne m'a pas dit si c'était pour Neuilly, pour sa campagne ou pour autre chose. Ce n'était peut-être pas pour lui", ajoute t-il.
Devant les enquêteurs, M. Banier laisse planer le doute sur l'exactitude des déclarations de Mme Bettencourt: "Elle aurait pu confondre avec Balladur ou un autre. Elle m'a à plusieurs reprises cité des demandes d'argent en se trompant sur la personne qui lui demandait". Mme Bettencourt "est tellement harcelée chaque jour (environ 20 demandes par jour et 100 lettres) qu'elle finit par mélanger", ajoute t-il, assurant par ailleurs qu'elle se "vantait un peu".
"Elle me disait juste que quand on a de l'argent, on vous en demande tout le temps", a dit M. Banier.
Les carnets de M. Banier ont été saisis lors d'une perquisition à son domicile en juillet.
Ni le parquet de Nanterre ni l'avocat de M. Banier, Me Hervé Témime, n'étaient immédiatement joignables pour commenter ces informations.
L'ancienne comptable de Mme Bettencourt, Claire Thibout, a, à plusieurs reprises, évoqué des dons en liquide illégaux à des hommes politiques par le couple Bettencourt.
Claire Thibout affirme que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui a demandé d'effectuer un retrait d'argent en vue du versement de 150.000 euros au trésorier de l'UMP Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le gestionnaire de fortune dément une telle remise d'argent.
Par ailleurs, Eric Woerth a admis jeudi être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, qui employait sa femme, au moment où la justice tente d'établir si un délit peut être imputé au ministre, dont la démission est réclamée à gauche.
Lors d'une rencontre avec des journalistes, M. Woerth a reconnu avoir écrit en mars 2007 un courrier en ce sens à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, et qu'il était lui-même député et trésorier de l'UMP.
"Ce courrier vous l'avez vu, j'étais député, j'ai fait comme un simple député, c'est d'une grande banalité tout ça", a déclaré le ministre du Travail, pressé de questions sur l'affaire Bettencourt, après s'être exprimé sur la réforme des retraites qu'il est chargé de mener.
Interrogé sur l'existence de cette lettre, M. Woerth s'est emporté. "Je n'ai jamais dit qu'elle n'avait pas existé, qu'est ce que c'est que cette histoire ?", a-t-il lancé.
Lundi, son avocat Jean-Yves Le Borgne, avait affirmé que son client n'avait pas "porté le dossier en tant que ministre" et qu'il n'avait pas "attribué cette décoration". Lors de son audition par les policiers fin juillet, M. Woerth a dit "qu'il ne se souvenait pas d'une quelconque action (en faveur du gestionnaire de fortune Patrice de Maistre) mais que si on l'avait sollicité, il avait pu donner un avis positif", avait précisé Me Le Borgne à l'AFP.
Selon L'Express, la police a saisi mi-août une lettre de mars 2007 dans laquelle M. Woerth demande à M. Sarkozy de faire en sorte que M. de Maistre obtienne la Légion d'honneur. Il s'agirait d'une "faveur" destinée à le remercier d'avoir aidé à collecter, légalement, des dons pour l'UMP.
M. de Maistre a été fait chevalier de la Légion d'honneur dans le cadre de la promotion du 14 juillet 2007 et a reçu sa décoration début 2008 des mains d'Eric Woerth, quelques semaines après l'embauche de la femme du ministre, Florence, au sein de la société Clymène gérant la fortune de la milliardaire.
Ces nouvelles déclarations fragilisent encore un peu plus M. Woerth, à une semaine du débat parlementaire sur les retraites, et alors que l'enquête menée par le parquet de Nanterre s'est concentrée sur les soupçons de "trafic d'influence" liés à l'affaire Bettencourt.
afp();
Mme Bettencourt parle d’un don à Sarkozy dans des carnets de Banier
2/09/10
Des carnets intimes de l'artiste François-Marie Banier saisis par la police relatent des propos tenus par Liliane Bettencourt selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait reçu lors de la campagne présidentielle 2007 de l'argent du couple Bettencourt, affirment jeudi le site Médiapart et Le Monde.
"Ce sont des propos qu'elle m'a tenus mais je ne sais pas s'ils sont vrais", a déclaré aux policiers M. Banier, entendu en juillet dans le cadre d'une enquête préliminaire conduite par le parquet de Nanterre, selon le procès-verbal d'audition cités par les deux médias.
Le photographe écrivain relate dans ses carnets à la date du 26 avril 2007, soit entre les deux tours de la présidentielle, une confidence de Mme Bettencourt à propos des sollicitations financières de toutes sortes et cite notamment le nom de M. Sarkozy.
"Je vous indique que correspond aussi en clair à la réalité vécue le passage sur M. Sarkozy, du 26 avril 2007", a dit M. Banier, parfois abscons, aux policiers. "Elle ne m'a pas dit si c'était pour Neuilly, pour sa campagne ou pour autre chose. Ce n'était peut-être pas pour lui", ajoute t-il.
Ni le parquet de Nanterre ni l'avocat de M. Banier, Me Hervé Témime, n'étaient immédiatement joignables pour commenter ces informations.
L'ancienne comptable de Mme Bettencourt, Claire Thibout, a, à plusieurs reprises, évoqué des dons en liquide illégaux à des hommes politiques par le couple Bettencourt.
Claire Thibout affirme que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui a demandé d'effectuer un retrait d'argent en vue du versement de 150.000 euros au trésorier de l'UMP Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le gestionnaire de fortune dément une telle remise d'argent.
afp();
Samsung dévoile sa tablette rivale de l’iPad
2/09/10
Le groupe sud-coréen Samsung a dévoilé jeudi lors du salon des technologies Ifa de Berlin sa tablette multimédia très attendue, censée concurrencer le très populaire iPad d'Apple.
La "Galaxy Tab", présenté lors des journées presse de ce grand salon d'électronique grand public, est plus petit que son concurrent californien (17,78 centimètres en diagonale contre 22,86), presque deux fois plus léger (380 grammes) et aussi épais qu'un téléphone portable de dernière génération.
L'appareil blanc au verso et noir au recto doit servir aussi bien d'ordinateur portable, de visionneuse de films, de baladeur, de navigateur, d'appareil photo que de lecteur pour livres et magazines en ligne.
Il peut aussi être utilisé comme un téléphone, ce qui le place à mi-chemin entre un "smartphone" et une tablette multimédia pure et dure.
Fonctionnant avec le système d'exploitation Android de Google, il doit être commercialisé en Europe à partir de la mi-septembre, selon Samsung qui n'a pas immédiatement donné de prix officiel de vente.
Les estimations divergeaient entre 690 euros pour la presse spécialisée française, et 799 euros pour la presse allemande, soit un prix plus élevé en moyenne que celui de l'iPad.
Les premiers commentaires en Allemagne étaient plutôt flatteurs: "Le Galaxy Tab offre plus de possibilités que l'iPad", écrivait ainsi jeudi la rédaction du site allemand spécialisé chip.de, tout en espérant "que le prix descende bientôt à un niveau plus abordable."
"C'est le concurrent de l'iPad qui présente le plus de potentiel", selon les spécialistes du site Heise online.
Le salon Ifa, ouvert à la presse depuis mercredi, puis aux visiteurs entre le 3 et 8 septembre, va servir d'arène aux nombreux conccurents de l'iPad, dont Apple a déjà vendus trois millions d'exemplaires.
afp();
Questions / Réactions :